‹ Contribution à l'Étude du Captage des Sources thermo-minéralesChapitre 11 sur 23 · ENS · texte numérisé non relu

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encore les derniers vestiges si importants et heureusement conservés, du Caldarium, du Tepidarium, du Frigidarium et du Pulverarium. Ces désignations suffisent pour faire connaître l'emploi qu'ils ont fait de cette eau thermale. Néanmoins, il y a beaucoup de fuites, et rien que dans les sources du Caldarium, j'ai caiculé une perte de plus de 300.000 litres d'eau thermale par jour.

Il serait trop long d’entrer dans la discussion des travaux à exécuter dans cette station, mais on peut dire que l’on pourrait facilement récupérer des millions de mètres cubes par

jour.

Plombières-les-Bains (Vosges). — C'est là que les Romains firent les plus beaux et les plus formidables travaux de captage. La durée des travaux paraît s'étendre depuis la conquête de Jules César jusqu’à l'an 428 après J.-C. C’est Labienus qui fit faire les superbes captages, qui sont encore une merveille d'hydrologie romaine.

Les Romains se trouvèrent au fond d’une étroite vallée et au point le plus décliné, en présence d’un torrent qui se mélangeait à toutes les eaux minérales. Tout d’abord il fallait canaliser et faire la séparation des eaux de cette rivière (L'Eaugronne actuelle) et l'empêcher de se répandre dans les

fissures thermales. Pour cela, ils construisirent un lit artifñi-

ciel à la rivière, complètement en béton, et l’encaissèrent, rejetée sur la partie gauche de la vallée, entre deux murs en pierre de taille d'au moins 2 à 3 mètres de haut et ils en firent ainsi un canal cimenté de 6 m. de large, avec un pavé en dalles de grès de o m. 66 d'épaisseur. Un trottoir de o m..33 de hauteur sur une largeur de 1 m. à 1 m. 50, longeait les

murs du canal. Ceci fait, les Romains couvrirent les deux

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