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des mouvements de progression et d'équilibre indiquent la conservation des fonctions médullaires ; la moelle n’est paralysée qu’en dernier lieu lorsque l'animal tombe dans un état comateux et qu'il est près de mourir par asphyxie.
C'est grâce à cette paralysie que l’on ne constate pas de convulsions terminales.
Les troncs nerveux sont peu influencés ; cependant, on remarque pendant l'intoxication une diminution de l’excitabilité.
Action sur la température. — Chez le chien, une demiheure après l'ingestion de 4 gramme d'extrait par kilogramme, Altamirano a constaté un abaissement de la température qui peut atteindre 2° à la fin de l'heure.
Cet abaissement est passager ; la température remonte progressivement et elle est à nouveau normale au bout de deux heures et demie environ. Il se produit alors une réaction en vertu de laquelle la production de chaleur est plus active, comme on peut en juger par la rapidité avec laquelle s'élève le thermomètre, un autre chien servant de témoin.
Quand la dose injectée est toxique, la température baisse de 6 à 8° en l’espace de 6 heures; mais elle ne remonte pas ultérieurement etl’animal meurt en état d'hypothermie et de stupeur profonde (Altamirano).
Le mécanisme de la production de cette hypothermie n’est pas expliqué. Pour Altamirano, le Casimiroa edulis agirait d'abord comme paralysant des centres de thermogenèse, mais il y aurait en outre pour Chevalier inhibition partielle des globules rouges et surtout vaso-dilatation périphérique paralytique intense qui, comme dans l'intoxication chloralique, vient accentuer l’hypothermie en augmentant les pertes de chaleur par rayonnement.
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Action sur l'appareil respiratoire. — Tout d’abord, dans une première période, on voit se produire de l'accélération des mouvements respiratoires, mais elle est passagère et fait bientôt place, avec des doses non toxiques, à un ralentissement de ces mêmes mouvements. Avec des doses fortes M. Chevalier a vu survenir de la dyspnée expiratoire. Cette perturbation respiratoire est l’un des symptômes les plus constants, les plus tenaces et les plus caractéristiques de l'intoxication. Elle est due en grande partie à l’action bulbaire de la drogue et aussi à la parésie des muscles thoraciques.
Les animaux meurent toujours par paralysie respiratoire et le cœur continue à battre quelques minutes après la cessation des-mouvements thoraciques.
Action sur l'appareil circulatoire. — L'action de l'extrait de Casimiroa edulis sur la circulation se traduit, dès le début, par une diminution du nombre, mais surtout de l'énergie des contractions cardiaques. En même temps on constate un abaissement rapide de la tension sanguine avec vasodilatation périphérique intense (Chevalier). Le cœur s'arrête en diastole, le ventricule gauche plein de caillots noirs dus à l’'asphyxie.
La paralysie du système nerveux central explique facilement le ralentissement cardiaque et la baisse de la tension sanguine ; maisil est nécessaire d’invoquer une action directe de la substance toxique sur le muscle cardiaque pour expliquer la diminution rapide et considérable de l'énergie cardiaque. À ce point de vue, M. Chevalier rapproche l’action de l'extrait de Casimiroa de celle qui détermine le chloral.
Action sur les sécrétions. — Toutes Les sécrétions et en particulier la sécrétion urinaire, celle de l'estomac et celle de l'intestin sont augmentées sous l'influence de l’ingestion d'extrait de Cusiméroa edutis. Le mécanisme de cette hypersécrétion, d'après Altamirano, serait surtout d’origine nerveuse el non provoquée par action locale sur les muqueuses stomacale et intestinale.
L'hyperséerétion m'apparaît pas moins de 20 minutes après l'injection sous-cutanée,et onl’observe en même temps encore que se montrent les symptômes nerveux signalés plus haut. On constate aussi une hyperhémie notable du tube digestif déterminée par paralysie des vaso-moteurs.
Ce phénomène jouerait peut-être un rôle important dans la production de cette hypersécrétion (Altamirano). On peut également admettre une action locale par élimination de la substance à travers la muqueuse intestinale, comme cela se passe pourl'ipéca, par exemple. Lefaitn’est pasimpossible, mais l’action centrale est plus probable puisque le Casimiroa n’agit pas, d’après les auteurs, sur les extrémités périphériques des nerfs mais presque uniquement sur les centres. D'autre part l’application directe d'extrait sur la muqueuse stomacale ne détermine l'hypersécrétion que lorsqu'il a été absorbé (Altamirano).
La sécrétion de l'estomac est constiluée par un liquide acide très fluide, de couleur brune : elle constitue une gastrorrhée. L'exagération de la sécrétion intestinale détermine l'évacuation d’excréments solides plus ou moins pâteux ou même liquides.
La sécrétion urinaire paraît être également augmentée d’une façon constante.
Le liquide éliminé ne présente aucune modification importante (Chevalier).
Action sur l’appareil digestif. — L'hypersécrétion gastrointestinale s'accompagne le plus souvent de vomissements forts et abondants, d'évacuation de matières solides et liquides avec tenesme, de relächement du cardia et du sphincter anal par lequel s’échappent librement et involontairement les sécrétions.
D'après Altamirano, la muqueuse duodénale est toujours très congestionnée chez les chiens soumis à l’autopsie.
L'appétit disparaît sous l’influenee de la drogue, mais il se recouvre rapidement quand les accidents sont légers.
Extrait d'écorce de Casimiroa edulis. — Dans son élude sur le Casimiroa, Altamirano indique que l’expérimentation physiologique réalisée dans des conditions analogues avec l'extrait d’écorce ne lui a pas donné les mêmes résultats tant au point de vue de la toxicité que de l’action physiologique de la drogue.
L'extrait d’écorce possède encore des propriétés toxiques, mais ne détermine plus chez les animaux la production du sommeil, mais seulement un état paralytique plus ou moins complet, sans perte de la connaissance ni perte de la sensibilité. F
Glucoalcaloïde.
L'alcaloïde isolé de cette écorce fut également examiné par Altamirano et il put constater qu’il ne détermine plus d'effets hypnotiques mais seulement des accidents toxiques.
Voulant étudier l’action pharmacologique de cette drogue et vérifier les résultats expérimentaux des observateurs mexicains, M. Chevalier isola de la graine, par la méthode indiquée par Bikern, le gluco-alcaloïde du Casimiroa et il put constater à sa grande stupéfaclion que ce corps déterminait à fortes doses des accidents toxiques, mais nulle-
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