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facon toute spéciale et qu'il ne peut être comparé, quant à ses conséquences, aux traitements préventifs antidiphtérique, anlitétanique, etc.
Autre chose est de traiter une infection problématique, autre chose est d’immuniser contre une maladie terriblement contagieuse telle que la diphtérie.On injectera avec du sérum antidiphtérique des enfants et mème des adultes vivant dans un milieu contaminé : Ferons-nous du traitement préventif antisyphilitique à un individu que ses fonctions obligent à coudoyer des syphilitiques ? En milieu sain, injecterons-nous avec le même sérum un malade présentant une simple angine pultacée ? Pas plus sans doule que nous ne traiterons préventivement contre la syphilis un blennorragien. Mais devant des amygdales couvertes de fausses-membranes typiques, un cou proconsulaire, une fièvre élevée, etc... nous n'hésisterons pas à faire du sérum sans attendre les résultats du laboratoire de même que nous ne tarderons pas à commencer un traitement d'attaque chez un individu dont le chancre mou évolue vers l’induration et donne la pléiade ganglionnaire caractéristique, et cela avant. la découverte du tréponème et la positivité de la séro-réaction.
III. Nous pensons de cette façon que la syphilis ne perd rien au point de vue de l’action thérapeutique puisqu'elle est prise avant sa généralisation.
A notre avis, il existe un seul cas où un individu jusque-là indemne de syphilis et porteur d’un chancre mou typique, soit justiciable d’un traitement préventif immédiat: c'est lorsqu'il présente au médecin là partenaire avec laquelle il a cohabité, affligée de plaques muqueuses, de roséole ou encore d'un Wassermann positif.
Autrement, si le laboratoire ou la clinique ne nous donnent aucun éclaircissement, nous sommes partisans d'attendre l'apparition des accidents secondaires avant de faire un traitement antisyphilitique.