III. Concordance entre la quantité de liquide trouvé
à jeun et la quantité de liquide trouvé après repas d’épreuve.
Nous avons cherché chez nos opérés s’il y avait concordance entre la quantité de liquide trouvé à jeun et la quantité de liquide de stase retiré une heure après le repas d’épreuve. Nous avons élaboré en conséquence le tableau suivant :
N° des
Observations
Volume du liquide Volume du contenu gastrique | heure après repas d'Emald
Diagnostics ET retiré à Jeun
3 Ulcus petite courbure 50 | 60
4 de 35 75
6 1 do G 30.
8 d° 80 70 10 Ulcus face post'* estomac 250 2590 11 | Ulcus juxta-pylorique ‘:. 50 80 12 d° 15 72 13 6 25 ; 30 14 d° 80 60 15 d° 18 38 19 Sténoses pyloriques 21 10 20 " d° (o] 18 28 - Ulcus duodénaux 5 125 29 de 6 35 60 30 d° 260 230 31 d° 10 50 35 Néoplasmes À 240 170 36 d° 90 160 37 de 45 70 38 dé 100 200 40 de 20 40 ai d° 30 80 44 Opérés. anciens 15 80 45 . d° 18 120
HREQRN TE
Les conclusions, qui en ressortent, sont les sui-
vantes :
1° Il n’y a concordance entre les deux recherches (quantité importante de liquide à jeun et de liquide de stase) que pour des lésions très accentuées (gros néoplasmes). Dans tous les autres cas aucune concor-
dance ferme n'existe.
2e Dans les sténoses pyloriques : ulcères sténosants, néoplasmes sténosants ou pylores sténosés sans lésions organiques visibles, le dosage de la quantité de liquide à jeun ne donne aucun résultat pratique. Celui du liquide de stase après repas d’épreuve est à retenir pour les lésions organiques étendues, et seulement dans ces cas.
Ce qui semble confirmer le rôle important que l’on fait jouer au spasme intermittent dans les sténoses du pylore.
Nous insistons sur le fait que la quantité du liquide ‘est conditionnée non seulement par les modalités d'évacuation : contractilité gastrique, ptose, spasme, chstacle mécanique, mais encore par les modifications sécréloires survenant au cours des différentes affections gastriques. |