‹ Contribution A L'étude Du Chlorhydrate De Cocaine Au Point De Vue De Ses Actions Physiologiques Et ThérapeutiquesChapitre 26 sur 29 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

PuaysioLoGie. — 1° Le chlorhydrate de cocaïne a une action excitomotrice très-remarquable, qu’on peut constater chez tous les animaux, mais qui revêt, selon l’animal soumis à l’expérience, un caractèreextérieur tout particulier. De telle sorte qu’on ne peut bien étudier cette action que chez le singe, chez lequel elle produit des convulsions extrêmement violentes. Pour produire ces convulsions, il faut environ 0,03 centigr. de cocaïne par kil. de poids d’animal.

2° Certains agents thérapeutiques ont une influence marquée sur ces convulsions. C’est ainsi que le chloral empêche ces convulsions ; le bromure de potassium n'a aucune action sur elles; l’éfher les retarde sans les empêcher de se produire ; toutefois, si on maintient l’animal sous l'influence de l’éther pendant un temps égal à la phase d’action de la cocaïne, ces phénomènes d’excitation ne se produisent pas.

La morphine est un synergique convulsivant de la cocaïne.

L'association de ces deux agents, à doses respectivement non toxiques, sur un même animal, produit très-rapidement la mort de ce même animal].

8° La cocaïne est un hyperthermique, et l’élévation de la température est proportionnelle à la dose employée.

Cette hyperthermie se produit en dehors de toute convulsion.

Le chien est, de tous les animaux ordinairement employés dans les laboratoires, le plus précieux pour ce genre de recherches.

4° Le chloral empêche cette élévation de la température. Le bromure de potassium, pris à part, produit de l’hyperthermie chez le chien, mais ses effets ne s’ajoutent pas à ceux de la cocaïne. La morphine, administrée simultanément avec la cocaïne, abaisse la température dans

Page 1