‹ Contribution à l'étude du Chlorhydrate de diamino methyl-Acridinium (ou Gonacrine, ou Trypaflavine) et de ses Indications ThérapeutiquesChapitre 7 sur 11 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

HR chlorhydrate de d. m. acridinium

dans la Blennorragie

Nous avons vu combien frappante est l'action bactéricide de la trypaflavine à l'égarddu gonocoque, puisqu'elle se montre € in vitro » 609 fois plus forte que Je protargol. Davis el Harrel qui, en 1918, prouvèrent ces faits, montrérent en outre que ce pouvoir microbicide se conservait intégralement en présence de l'urine, et qu'une légère alcalinilé du milieu L'exaltait.

Nous avons sienalé d'autre part la grande diffasibilité de la gonacrime, el Fintégralité de son élimmation par le rein, qui n'en souffre pas. Ces qualités convergentes en faisaient € à priori » une arme puissante contre le gonocoque.

Vote URÉTIHRALE. — Avant même ces études th60oriques, Flemmge et Brownimg soutenaient dans le « Lancet » en 1917, une âpre discussion, Après elles, des travaux considérables furent consacrés à la

question, surtout en Angleterre :; leurs conclusions étaient également variables,

Les premières statistiques de Davis et Harrel furent favorables ; ces auteurs résumaient en ces termes les résultats par eux obtenus, dans une série de quinze cas : « La durée moyenne d’une blennorragie est distinctement moindre avec lacriflavine qu'avec les moyens usuels de traitement. La durée moyenne dans notre série fut de sept jours, chaque patient ayant reçu une movenne de huit injections ». Ces injections étaient pratiquées au taux de 1f 1000, jugé le plus satisfaisant, parce qu'il ne provoquait qu'une très minime irritation. On employait 3 centicubes, dans les cas duréthrite antérieure qu'on laissait agir cinq minutes ; 19 à 30 ces, dans les cas duréthrite postérieure, la solution devant alors être gardée jusqu'à la nuction suivante.

Nous résumerons les recherches nombreuses que fit naitre celte publication. Les urologistes Anglais conseillent aussi de grands lavages, semblables aux lavages de Janet au permanganate de potasse, à la concentration de 116000 ou 1 140 :0 qu'ils préfèrent aux solutions plus concentrées.

Dans une premiére publication, Watson complète la techique des injections urethrales : il s’en ‘tient à la solution de 41/1000, qui, pour lui, est la solution optima aussi efficace que les solutions plus concentrées, el n’amenant aucun incident. Il prescrit deux ImjJections par jour de 50 cente.. jusqu'à la disparition des gonocoques, contrôlée sous le microscope, une seule ensuite jusqu’à guérison complète. Une seule mjection suffit parfois à faire disparaitre le gonocoque, mais 1 ne tarde pas à réapparaitre, si on suspend le traitement, et deux ou trois sont, pour le moins, nécessaires. Watson conclut que l'attaque du microbe est plus rapide qu'avec les autres traitements.

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