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Dans une seconde publication, ee mème Watson rapporte une série de 222 observations d'urethrite blennorragique traitée dans l'armée britannique par l'acriflavine seulement. Sur ces 222 malades, 196 guérirent Sans complication avec un traitement d'une durée moyenne de 15 jours et demi. 6 O0 récidivèrent, mais dans plusieurs de ces cas, le traitement aurait été insuffisant. Watson considere guéri le malade qui ne récidive pas le quatrième Jour après là cessation du a Mais ce malade est-il vraiment guéri ? Hl
de toute nécessité de prolonger 1e traitement pen- 1 dix à douze jours — bien que l'écoulement, qui diminue d'un tiers dans les premières 24 heures, soit à peu près tari en troisjonrs — Seule persiste une légèr e humidté du méat, le matin. NH pense que l'acriflavime agit à Ja fois sur le milieu et sur le microbe envahissant, et constitue, en cette matière, le meilleur antise SM tn à la concentration de 174000. Aucune com plic ation ne survini au COUrS de ses traitements ; aucune contre-mdication n'en limite à son avis l'emploi.
Gibson le considère aussi comme Ie « meilleur antiseptique » — et appuie son opinion Œune série heureuse de vingt cas traités aux grands lavages à 118000 116000 et guéris. Mais là, la moyenne de durée du traitement est de 48 jours.
Amstrong est loin de partager cet optimisme, Sur 23 cas de blennorr agie sinple, non compliquée, ia vu 6 malades chez qui, maloré trois semaines de traitement, les gonocoques réapparaissent vingt-quatre heures après sacossation : 153 dont les urmes révélaient un dépôt purulent, et qui souffrant vivement. TI signale même un cas dimfiltration sous-muqueuse, et up autre de rolention d'urine, Cet artiele est le plus défavorable à Ta méthode ; nulle part ælleurs nous n'avons retrouvé de semblables accidents. Watson du reste Je réfute, et se refuse à en admettre les conclusions.
Harrison se range à son avis. «Les solutions à 119000 où à 112000, dit-il, sont les plus convenables ; les résultats que j'ai obtenus avec elles ont été meilleurs qu'avec le permanganate, en ce sens que Fécoulement tarissait un peu plus rapidement ». Mais l'effet n’est pas magique, et l'écoulement reprend, si les lavages sont interrompus de façon trop précoce
Les frères J, et T. Hall envoyérent un questionnaire à seize chirurgiens urologistes Américains: huit d’entre eux n'avaient aucune expérience du médicament. Les huit autres soutinrent des opinions si différentes que les Hall conclurent que « d’après le pourcentage des guérisons, l’acriflavine n’était pas plus favorable que les médicaments déjà connus ».
Par contre Asheroft et Keunel rapportérent 77 observations si favorables qu'ils ajoutent que ces résultats sont «trop bons pour être vraisemblables ». Smguhère formule ! Le lieutenant Burchfield à vu dispa-
raitre le gonocoque de Fécoulement avec quatre à cinq injections ; l'examen microscopique restait négatif jusqu'à la fin de la maladie. Il pense que la durée du traitement est ainsi diminuée.
La public ation de Prevost de Montréal (décembre 21) est plus précise, et paraît devoir mettre un peu d’ordre au milieu de ces statistiques si contradictoires. Elle porte sur un total de 55 cas, traités uniquement à l’acriflavine, et que l’on peut classifier de la manière suivante :
1°" groupe : urethrite antérieure aigüe : 20 cas ;
2° groupe : urethrite antér. et postérieure : 12. CASE
3° sroupe : ureth. subaigüe et chronique : 10 cas ;
4 oroupe : ureth. avec prostatite-vésiculite-épididymite : 13 cas.
Dans le premier groupe, douze des patients avaient
une histoire d'infection antérieure ; la durée moyenne de la maladie, depuis apparition des premiers symptô-
mes jusqu'au jour de la consultation était de 3 jours et demi, et aucun traitement n'avait encore été institué. Prevost renouvelait. deux fois par jour, une injection urethrale à 111500, jugeant en effet cetie concentration préférable à celle de 111000 préconisée par Davis et Harrel, parce que moins irritante et tout aussi efficace, Par ce procédé furent obtenues :
2 guérisons en À Jours 2 — en 6 — À és en 9 — 2) — en 14 —
résultats fort impressionnants par conséquent
Les huit autres malades furent moins rapidement influencés, mais la plupart guérirent. Siaucun résultat n’est obtenu en 5 à 7 semaines, la méthode est abandonnée. Dans le deuxiéme groupe, les résultats ne furent pas plus satisfaisants qu'avec les autres médicaments usuels.
AS
guérisons en 24 jours.
OUCPISONS EN D SEMAINES.
euérisons en 6 à 8 semaines.
(Et ceci, rappelons-le, en dehors de toute complication).
Dans la troisième catéoorie, deux malades furent ouéris en 3 semaines avec lacriflavine seule. Les autres reçurent le bénétice d'autres thérapeutiques, et furent blanchis en 4 à 7 semaines.
Dans le quatritme oroupe, pas de meilleurs résultats qu'avec les autres méthodes de traitement.
Prévost employa également les 1rrigations à 114000, avec succés :
G guérisons furent obtenues en 2 semaines
) » » » » À Selaines, Sur ui total de 10 cas. I les préfére aux solutions plus concentrées.