‹ Contribution à l'étude du choc obstétrical: Ce qu'il convient d'envisager sous ce termeChapitre 19 sur 25 · SE PAIE · texte numérisé non relu

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occupations et préoccupations auxquelles sont exposées les mères d’une nombreuse famille. Dans l’observation I, dépression morale, due à l'accouchement d’un enfant mort-né; observation IIF, angoisse occasionnée par un souvenir obsédant; observation IV, jeune femme d’une nervosité extrême, exagérant les malaises.

Surtout, n'oublions pas dans les facteurs étiologiques — nous le pensons du moins — les lésions préexistantes au niveau de zones réflexogènes comme les plèvres, d’où partent des excitations réflexes qui peuvent entraver le rétablissement de l'équilibre circulatoire. Or, fait intéressant, Croyonsnous, sur 8 observations, nous remarquons 5 d’entre elles LE A, IV, V'et VIIT Dans les antécédents de ces malades, des accidents pleuro-pulmonaires. Pleurésié avec épanchement, pleurilte, congestion avec retentissement pleurétique. Léonard, en 1921, remarque le cas de « parturientes atteintes d'adhérences pleurales, en état d'équilibre instable, qui sont, dit-il, à la merci d’une infection amniotique atténuée, d'un traumatisme obstétrical, d'une anesthésie, tout comme du ‘brusque déséquilibre qui suit l'accouchement ». Cette atteinte préalable d'une région très riche en fibres Sympathiques joue certainement un rôle de prédisposition à l’éclosion du syndrome,

Diagnostic.

Il sera basé surtout sur la brusquerie avec laquelle le syndrome se constitue. Cette brusquerie a frappé tous les observateurs et Volmat, en 1912, insiste déjà, écrivant à ce sujet : «D'une manière générale, les phénomènes de choc débutent très brusquement, sans rien qui les fasse prévoir, et, en quelques secondes, la malade passe dans un état qui paraît voisin de la mort imminente. »

Nous retrouvons cette apparition brutale dans toutes nos observations. Comme nous le disons plus haut, tous se passe comme si, tout à COUP, il y avait écroulement du. tonus neuro-végétatif. Le syndrome n'apparaît pas aussitôt après la

Le TM

NS

délivrance : àl s'écoule, nous l’avons vu — toutes nos observations en témoignent — de quinze à trente minutes environ. Ce léger temps est, sans doute, fonction de ce tonus, et son épuisement commande l’apparition du syndrome.

Ce qui caractérise ensuite le choc, c’est la marche ondulante des phénomènes, alternative de défaillances et de reprises, comme si le tonus neuro-végétatif se reprenait et s'écroulait de nouveau. Dans toutes nos observations, nous constatons ces alternatives caractéristiques.

Il va sans dire que ce diagnostic ne devra jamais être posé d'emblée, maïs seulement après recherche et élimination méthodique et consciencieuse de toutes les autres causes .possibles de collapsus : hémorragie interne, rupture utérine, dilatation du cœur droit, etc.

Résumons : Début brusque, rémissions plus ou moins nombreuses, pendant lesquelles la malade paraît revenue à son état normal, terminaison brusque également avec retour défi-

nitif à l’état de santé. Bref, tout cet ensemble plaidera

fortement en faveur du diagnostic,

Pronostic.

Ce syndrome fonctionnel peut être -aggravé du fait de l'existence de lésions anatomiques préexistantes, en particuhier de la concomitance de lésions cardiaques connues ou méconnues se révélant pour la première fois, ou découvertes d'autopsie. Il s’agit alors d'autre chose que de choc obstétrical, En examinant nos observations précitées, nous remarquons que toutes se sont terminées par un retour à l'état de santé après un temps n’excédant pas quelques heures. C’est que ce syndrome de choc obstétrical est purement fonctionnel.

Donc, en l'absence de cause manifeste, si l’on à la certitude, évidemment difficile à acquérir cliniquement, qu'il

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