‹ Contribution à l'étude du Choc ObstétricalChapitre 7 sur 16 · FORT · texte numérisé non relu

FORT

du poing et très rapidement l'état de la parturiente se trouve amélioré. Les suites de couches furent absolument normales.

Obs. VI. — Communiquée par M. le Professeur Grosse (de Nantes).

Etat syncopal chez une femme atteinte pendant sa grossesse d'une grippe compliquée de pleuwro-pneumonie,

Primipare de 30 ans. Dernières règles du 3 au 10 septembre 1920. Au mois de février 1921, la femme est prise d'une grippe et le 6 mars, sans symptôme prémonitoire, présente une paralysie faciale gauche. Le 26 mars pleuro-pneumoniepneumococcique contrôlée par un examen bactériologique des crachats.

Le 20 mai 1921 l'examen obstétrical montre une femme présentant de la bouffissure du visage avec æœdème des membres inférieurs, alors que l'analyse des urines ne révèle que de très légères traces d'albumine (Régime lacté). Fœtus en 0: IL G. A.

Le 5 juin les premières douleurs apparaissent dans la matinée.

19 h. 3/4: La dilatation est complète. L'expulsion étant très lente en raison de la faiblesse des efforts de cette parturiente asthénique, on pratique une application de forceps. Extraction rapide d'un enfant de 3.000 grammes. Délivrance normale et complète. Immédiatement après la délivrance elle présente brusquement un état syncopal avec nausées, et sueurs froides, pouls filiforme alors même que l'utérus bien rétracté présente son globe de sûreté et que la perte de sang post partum est particulièrement minime. On pratique, une injection d'huile camphrée adrénalinée et presque immédiatement l’état s'améliore. Vers minuit elle est reprise de ce même état lipothymique qui cesse à la suite d'une

nouvelle injection d'huile camphrée,mais qui réapparaît malgré tous les soins une heure après. Injection de 250 cc. de sérum glucosé suivie d'amélioration rapide.

A 4h. : le 6 juin l’état général est redevenu satisfaisant. : Lelendemain matin, à part les fatigues occasionnées par l'accouchement et cette nuit de veille, tous les phénomènes ont disparu et, malgré sa faiblesse, elle allaite son enfant.

En octobre la mère et l'enfant sont en excellente santé.

Obs. VII. — Communiquée par M. le professeur GROSSE (de Nantes).

Multipare convalescente de grippe. Accouchement rapide d’un gros enfant.

3* grossesse. Les dernières règles remontent du 10 au 45 mars 1912. Evolution normale. 1 accouchement en 1903. Présentation du siège ; extraction d'un enfant-viyant.

En 1910 avortement de 3 mois 1/2. Pas d'antécédents héréditaires. Au mois de décembre 1912 elle est obligée de s’aliter pour une grippe qui l'a beaucoup fatiguée et dont elle se ressent encore lors de son accouchement le 22 décembre

411 h. /2 : Début du travail.

12 h. 1/2: Après rupture spontanée de la poche des eaux, expulsion d'un enfant de 3.750 grammes. Immédiatement après, la femme est reprise de contractions Ütérines particulièrement douloureuses avec dureté ligneuse de l'organe. Agitation extrème. Devant cet état par expression française nous extrayons facilement le placenta complet qui sort par sa face fœtale et est suivi de 3 gros caillots de la grosseur du poing. Contre nos espérances cette intervention n’améliore pas l’état de la parturiente et il persiste toujours une tendance à la syncope avec pouls petit et lent, bourdonnements

d'oreilles, cyanose des lèvres alternant avec une décolora-

tion très accentuée des muqueuses. L'écoulement sanguin

est à peu près normal, mais en présence detels symptômes . ES . TT . .

lipothymiques, nous pratiquons des injections vaginales chaudes. L’utérus est bien rétracté et le sang ne s'écoule

plus. Pourtant, malgré ce traitement, le pouls s'affaiblit par

instant de facon impressionnante, mais ne s'accélère pas (80 pulsations à la minute) et cet état smacopal persiste encore pendant plus d'une heure.

A 18 h : cependant tous les symptômes se sont amendés et les suites de couches furent normales. ,

Obs. VIII. - Communiquée par M. le Professeur GRossE

(de Nantes).

Gros enfant chez une multipare atteinte de grippe durant sa grossesse, très déprimée pendant le travail et présentant après la délivrance un état syncopal grave.

Multipare de 39 ans. Dernières règles le 30 janvier‘ 1913. 9 enfants vivants et bien portants élevés au sein de la mère. 2 fausses-couches.

Au 8 mois cette femme, après une gestation normale, est prise d' une grippe assez violente, mais ne s’alite pas et se fatigue près d’un de ses enfants malades.

Le 23 novembre 1913 le travail commence vers minuit 1/2:

Présentation en O0. I. D. P.

A 3 h. 30: Dilatation de 5 fr.

A 3 h. 45 : Rupture spontanée de la poche des eaux.

Le cœur fœtal semble bon malgré la teinte jaune verdàtre du liquide amniotique. Expulsion rapide en 8 ou 10 minutes d'un enfant présentant 2 circulaires du cordon autour du cou, qui naît un peu étonné, mais qui reprend vite sa teinte normale.

A 4h. 20 : Le placenta étant AécolE on l'extrait par expression française, et après lui, viennent quelques gros caillots,

A Ja suite de cet accouchement rapide, nous espérions des suites de couches normales, quand subitement, 1 h. 1/2 après la délivrance le pouls devient filiforme et la femme s'évanouit. L'examen immédiat de l’utérus nous le montre bien rétracté, présentant son globe de sûreté normal. L'expression utérine ramène un toutpetit caillot et un traitement approprié ranime la malade. Quelques minütes après, nouvelle syncope d’allure tout aussi grave que la précédente. A chaque tranchée utérine, chaque fois que la femme perd un peu de sang, nouvelle menace de syncope. Durant une heure cet état alarmant persiste avec facies pâle et pouls imperceptible. On pratique des injections d'éther, d'huile camphrée, spartéine, sérum. Sur les conseils du médecin de la famille, on pratique une injection d’ergotine pendant que la malade absorbe de la poudre d'ergot de seigle; le traitement amène presque immédiatement une rétraction extrème de l'utérus et l'écoulement sanguin cesse complètement (la quantité de sang évacué n'excédait ceperflant pas la quantité normale). Le pouls se remonte lentement, les lèvres et la face se recolorent. :

A 9h. : la malade semble dans un état satisfaisant. A 11h. 1/2: nouvelle syncope de très courte durée.

L'expression utérine ne ramène rien et une injection vaginale ressort claire, le pansement vulvaire en place depuis près de 3 heures est lui-même à peine souillé.

L'état syncopal persiste toute la journée, mais cependant vers le soir il y a une légère amélioration. Le lendemain matin après une nuit de repos, l’accouchée est dans un

état satisfaisant, le pouls à 90 fort et on ne se douterait

pas que cette femme a été prise la veille d'un état aussi alarmant.

Les suites de couches furent normales.

audio 4 lbs

Obs. IX. — Communiquée par M. le Professeur Grosse | (de Nantes).

Faginisme avant la grossesse. Primipare nerveuse. Accouchement lent.

Primipare dont les règles remontent au 19 janvier 1913. Un mois avant l'accouchement, l'examen obstétrical nous montre une présentation en O.I. D. T. avec tête fœtale libre au détroit supérieur. Toucher vaginal rendu difficile et douloureux par vaginisme antérieur.

Le 9 novembre 1913 à 22 h.: les premières douleurs apparaissent, puis immédiatement rupture prématurée des membranes.

. Le 10 novembre à 16 h. : la tête fœtale n'est pas encore engagée, le col est effacé mais la dilatation est minime (0 fr. 50). Le travail continue ainsi péniblement durant toute Ja nuit, mais le lendemain matin à 7 h. 1/2 alors que la dilatation est de 5 francs et-que la tête commence à s'engager,

la femme commence à s'agiter. On emploie différents cal-

mants (bains, lavements de chloral, de laudanum, etc.

Le 11 novembre à 18 h.: la dilatation étant complète, on pratique une prise de forceps dans l’excavation et on extrait un enfant vivant de 3.500 grammes. Délivrance complète par expression 50 minutes après, suivie presque immédiatement d'une petite perte de sang.

Cette femme, exténuée par ce travail lent et laborieux,bien que la perte de sang soit normale, est prise brusquement d'une syncope à forme grave d'emblée ne cessant qu'à la suite d'injection d'huile camphrée caféinée, d'éther et de sérum. Pendant près d’une heure le pouls reste cependant petit et la respiration est saccadée et irrégulière. L'utérus est dur et bien rétracté. Pas de refroidissement des extrémités, ni de décoloration des muqueuses, pas d'écoulement de sang et pourtant, successivement à 22 h.et à 23 h. 1/2,elle est

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