‹ Contribution à l'étude du Choc ObstétricalChapitre 9 sur 16 · EN · texte numérisé non relu

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Nous arrivons maintenant au point délicat de notre sujet, c’est-à-dire à l'interprétation des 13 observations que nous ont si aimablement-communiquées MM. les Professeurs Brindeau (de Paris) et Grosse (de Nantes).

Etiologie

La parité dans l’étiologie de ce syndrome paraitavoir une importance sinon capitale du moins Îort intéressante. Nous basant sur la totalité de nos observations, nous remarquons immédiatèment la faible majorité des primipares (7 sur 13 observations) à l'inverse de Montel et Volmat qui montrèrent la plus grande fréquence du choc obstétrical chez les multipares. Nous ne saurions pourtant omettre de faire remarquer que chez nos six autres parturientes, en concordance avec leurs statistiques, il s’agit le plus souvent de grandes multipares arrivées respectivement à leur 5°, 8°, 12° et même 13° grossesse. |

En raison de ces données contradictoires, devons-nous donc considérer l'influence de la parité comme nulle ? Nous ne le pensons pas et nous essayerons d'en montrer

état) Ci ss

la valeur réelle par une at plus approfondie de nos observations.

Ce qui domine chez ces femmes c’est, chez les unes

primiparité, chez les autres la grande multiparité. Ne

peut-on voir en cela une cause de prédisposition à l’état de choc, chez les primipares par suite de la longueur du travail, des lésions génitales plus fréquentes ; chez les multipares par suite de la diminution du coefficient de résistance due à la répétition des maternités, à l’âge des parturientes, au manque de repos avant l’accouche-

ment. Cette notion étiologique de la parité n’est donc

pas à rejeter d'autant plus que nous en retrouvons plus loin une autre preuve indiscutable.

Dans huit de nos observations nous avons noté cet état de choc à la suite d’une application de forceps. Nous ne saurions évidemment établir un corollaire -entre cette intervention journalière et l’état syncopal présenté par nos parturientes. Nous en trouvons donc la raison dans les conditions mêmes qui nous ont obligé à la pratiquer. Il fallait en effet hâter l'expulsion du Μtus chez ces femmes extrêmement fatiguées, incapables de nouveaux efforts présentant souvent de l’inertie utérine. ;

Une dernière remarque vient enfin contrôler notre hypothèse. Dans quatre cas nous avons dû pratiquer là délivrance artificielle. Cette intervention a été motivée d’une part, par le défaut de décollement même du placenta, de l’autre, par l’éclosion des accidents de choc et la nécessité d’en reconnaitre là cause par l'exploration des voies génitales.

Nous retiendrons donc un fait de la discussion précédente, c’est l'influence de la parité dans l'apparition de cet état lipothymique puisque directement ou indirectement elle détermine une fatigue générale. On conçoit facilement en effet que l'intensité des douleurs, leur Îréquence, la violence des contractions- utérines répétées et parfois sub-intrantes provoquent l'épuisement du système nerveux, surmènent le cœur et favorisent la production des toxines intracellulaires dont nous étudierons l'importance au chapitre de la pathogénie.

Dans 5 cas nous avons pratiqué l’application de forceps sous anesthésie chloroformique. Les travaux de Delbet, Duval, Quénu,au cours de la guerre 1914-1918,ayant montré la nature toxhémique des phénomènes de choc chez les grands blessés, on a pensé que, dans certains cas la même pathogénie était applicable au'choc obstétrical. D’après nos observations, nous ne pouvons attribuer une influence quelconque à l’administration du chloroforme, les doses d’anesthésique employées étant particulièrement minimes en raison de la rapidité de l'extraction du fœtus. Nous ne nous étendrons donc pas sur cette cause. Si nous ne pouvons pas nier le rôle toxique que peut Jouer le chloroforme administré à fortes doses, par contre il est logique d'admettre qu’il peut empêcher le choc nerveux en supprimant la douleur et consécutivement le réflexe utérin.

Nous sommes frappé de la fréquence des gros enfants.

Celte coïncidence souvent signalée dans nos observations (10 sur 13) vient à l'appui des conceptions de Wallich et Mantel qui bien, que l’interprétant dans un

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