‹ Contribution à l'étude du choc traumatiqueChapitre 10 sur 16 · ADO · texte numérisé non relu

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température est à 40° ; on se décide à désarticuler le genou. Ultérieurement, on a fait une opération de Gritti ».

Il existe de nombreuses autres observations mon trant le même phénomène : inhibition du choc par le garrot ou par l’amputation (Quénu, Moulinier, Santy, Bertein et Nimier, Soubeyran, etc.).

Les arguments expérimentaux sont non moins im-— pressionnants. Charles Richet avait déjà montré que le suc musculaire pouvait présenter des propriétés toxiques lorsqu'on l’injectait à des animaux. Pendant la guerre, Delbet à repris ces expériences et a démontré la toxicité des autolysats musculaires. Les phénomènes toxiques déterminés par ces autolysats sont analogues aux manifestations du choc traumatique. En 1921, Cornioley et Kotzarelf ont provoqué des chocs expérimentaux et ont montré la nature humorale de ceux-ci. Enfin, les expériences de Cannon ne laissent plus aucun doute sur la diffusion d’une substance toxique, hypotensive en partant des tissus traumatisés. En 1923, Mc Ivert et Haggard ont fourni une preuve cruciale de la théorie toxique par des expériences de circulation croisée. Ces auteurs anastomosent deux chiens et provoquent chez l’un des deux un traumatisme. Au bout de vingt à trente minutes, ils constatent alors que la tension artérielle du chien non blessé baisse exactement comme dans le choc.

En quoi consiste l’intoxication au cours du choc

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