‹ Contribution à l'étude du choc traumatiqueChapitre 7 sur 16 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Facteurs nerveux.

La première explication pathogénique fournie pour le choc traumatique était une théorie nerveuse. Elle était basée sur des expériences classiques dues à Goltz et publiées en 1863. Cet auteur a montré que chez un grand nombre d'animaux, un léger choc appliqué sur l'intestin mis à nu, déterminait une série de phénomènes analogues au choc traumatique.

Ce fait expérimental fut appliqué à l'explication du choc par Mitchell, Morehouse et Keen, puis par Fischer. Selon ces auteurs, le choc est d'origine réflexe. L’excitation violente de certains nerfs sensitifs (comme les nerfs splanchniques, le pneumogastrique, le sciatique, etc.) ou de leurs terminaisons donne naissance par voie réflexe à des phénomènes vasomoteurs, cardiaques, etc.

Une première théorie nerveuse est donc celle du choc réflexe. En 1908, Meltzer a développé cette conception et a montré que l'excitation violente de certains nerfs donne naissance à des phénomènes d’inhibition nerveuse généralisée. De telles excitations peuvent déterminer l’inertie musculaire, l'arrêt du cœur, etc.

L'hypothèse réflexe a été battue en brèche par les

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