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expériences de Cannon qui a montré qu’un trauma: tisme subi par des tissus n’ayant plus aucune connexion nerveuse peuvent encore donner naissance à des chocs bien caractérisés.
Aussi, les partisans du choc nerveux tendent-ils une explication par des troubles centraux. La théorie la plus connue du choc central est celle de Crile. Selon cet auteur, le phénomène primordial est un épuisement des centres vasomoteurs. Cet épuisement donne naissance à l’hypotension qui, à son tour, est responsable des autres phénomènes.
Ce que la conception de Crile a de plus certain, c'est que les phénomènes vasomoteurs possèdent effectivement une importance considérable dans le choc. Les travaux de Malcolm, de Starling, etc., ont montré que la modification vasomotrice caractéristique est la constriction artérielle et veineuse parallèle à une dilatation capillaire. Cet état vasomoteur détermine une stase, de l’exsudation du plasma dans les tissus et finalement une réduction considérable de la masse du sang circulant. Quelle est la part du sysième nerveux dans ces processus vasomoteurs, on ne peut rien affirmer actuellement.
Dans la conception de Henderson, les troubles fonctionnels des centres nerveux résulteraient d’une acapnie, c’est-à-dire d’une diminution de l'acide carbonique du sang. On sait en effet que l'acide carbonique est un stimulant physiologique des centres bulbaires. On comprend donc qu'en l’absence de ce corps, les centres soient en quelque sorte paralysés.
Etre
Citons encore la conception de Roger qui pense que le choc résulte d’un trouble profond de la respiration tissulaire. En effet, le sang veineux de ces sujets est presque aussi rouge que leur sang artériel. Ce trouble de la respiration cellulaire serait d’origine nerveuse.
A la suite des travaux poursuivis pendant et après la guerre, les théories nerveuses subirent une éclipse, en faveur de la théorie toxique. On n’admet guère la possibilité du choc nerveux que pour le choc immédiat qui apparaît en effet à la suite de traumatismes importants portant sur des régions très sensibles et s’accompagnant de ce fait d’un bouleverse-
ment nerveux important.