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FiG. 6. — Schéma des terminaisons nerveuses,
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D’autres fois les cylindres-axes abordent les cellules et émettent dans leur cytoplasme un bouquet de fibrilles terminées par des expansions boutonnées (B).
D’autres fois des fibres myélinisées forment des corpuscules sensoriels terminaux, constitués par des bouquets de fibrilles terminées par des expansions piriformes.
Enfin, on peut rencontrer des petits prolongements courts, terminés en boutons ou en massues, issus de points quelconques des fibres de Remak (C).
Les terminaisons nerveuses dans le tissu conjonctif et la muqueuse sont également intéressantes à examiner.
Certains cylindres-axes se divisent en filaments de plus en plus ténus et se confondent avec les fibrilles du tissu collagène, sans que Fon puisse leur trouver de terminaison spécifique.
Une autre forme, plus intéressante est celle des corpuscules sensoriels terminaux. On les rencontre dans le tissu conjonctif interfasciculaire des muscles et surtout dans le tissu conjonctif sous-muqueux. C’est dans la zone de l’orifice interne du col, dans le sphincter et autour de lui, principalement sous l’épithélium de la muqueuse, qu’on en rencontre le plus grand nombre.
Dans les tissus du voisinage du ganglion cervical de Frankenhauser existent des corpuscules genre Pacini. Certains se présentent comme un cylindreaxe épais, central, terminé par un épaississement plus ou moins boutonné ; il est la continuation d’une fibre myélinique qui perd sa nryéline à l'entrée du
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corpuscule. Cet axe est entouré d’une gaine, formée d’une assise de cellules cubiques à noyau net, et l’ensemble est entouré de lames conjonctives concentriques et de cellules endothéliales intercalées. D’autres sont formés de deux cylindres-axes entourés chacun de leur gaine de cellules cubiques et de lamelles conjonctives.
Dans le col de l’utérus, on rencontre des corpuscules sensoriels situés sur les fibres à myéline ou sympathiques, parfois sur ces deux sortes de fibres. Ils ont plusieurs formes.
Au centre d’une épaisse capsule conjonctive, on peut distinguer des terminaisons nerveuses en crosses, tournées vers l’intérieur et terminées en boules ou en boutons. Faisant suite à ces productions, on disüingue des fibrilles nerveuses qui s'associent pour former un ou plusieurs cylindres-axes. Ces formations sont accolées à un vaisseau artériel ou veineux.
Au sein d’un amas d’éléments conjonctifs ordinaires, disposés en raquette, on peut voir des CYlindres-axes, ondulant dans l’axe de la raquette, jusqu'à son quart supérieur, puis se recourbant en crosse ; ils se dirigent vers le bas et viennent rejoindre des filets nerveux périvasculaires. Une veine décrit une anse dans la masse conjonctive, qui est limitée à la périphérie par une assise de cellules banales plus serrées, plus plates.
Une autre forme de corpuscules se trouve très souvent. Un ruban musculaire à trajet hélicoïdal réalise un ensemble en forme d’amphore. Un nerf myélinique très onduleux en aborde la base et occupe
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l’axe de cette formation. Il se termine par un épaississement boutonné ou par plusieurs branches. Dans le corpuscule se trouve du tissu conjonctif à cellules multipolaires. Entre les fibres musculaires courent, parallèlement à celles-ci et très onduleuses, des fibres nerveuses sympathiques. Des cylindres-axes, issus des nerfs voisins, viennent, en forme de spirales, aborder Pappareil et en compléter la structure (E).
L’innervation vasomotrice est d’une importance capitale, aussi devons-nous en dire quelques mots. Elle est sous la dépendance du sympathique et du parasympathique pelvien. Il n’y a pas de différence dans la disposition générale des nerfs dans les artères et dans les veines, si ce n’est une plus grande abondance de filets cylindres-axiles dans les réseaux veineux. Il y a deux nerfs principaux destinés à un même vaisseau, situés systématiquement et parallèlement à sa direction. De ces deux nerfs partent, de place en place, des branches très nombreuses qui abordent l’adventice, se fraient un passage entre les éléments conjonctifs, isolées ou par petits faisceaux onduleux d’axones. Chacun de ceux-ci est entouré de sa gaine de Schwann. Au niveau d’un coude ou d’une anastomose d’axones on rencontre des noyaux ovalaires plus ou moins réguliers. Souvent un cylindre-axe part de ce point et va mettre en communication les parois de deux vaisseaux veineux ou d’une veinule et d’une artériole. Les groupements d’axones qui circulent dans l’adventice ont une disposition onduleuse et sont destinés pour la plupart aux faisceaux musculaires et conjonctifs de la couche musculaire
longitudinale. Ils forment, dans le conjonctif qui sépare les couches musculaires, un lacis à disposition onduleuse et croisée. Souvent des cylindres-axes viennent se perdre dans l’endothélium tapissant la paroi du vaisseau. Celui-ci présente des cellules bi ou tripolaires et même à nombreux prolongements que l'on peut suivre soit sous les couches endothéliales, soit entre les cellules de la couche musculaire circulaire. Entre ces cellules multipolaires et les nerfs de la couche périphérique, existent des connections.
Enfin, dans le col de l'utérus existe encore une autre formation nerveuse spéciale, appelée lappareil phéochrome. On le rencontre soit sous forme de masses assez volumineuses isolées le long des nerfs, soit sous forme de traînées, de colonnes cellulaires dans l’axe des nerfs, souvent le long de cellules ganglionnaires, soit encore parmi les neurones entre des faisceaux dissociés de cylindres-axes.
Cet appareil est constitué par des îlots de forme arrondie et ovalaire, bien limités par une véritable capsule conjonctive. La structure de ces îlots est celle du tissu surrénalien, cellules polygonales claires, à cytoplasme très finement granuleux, ponctué de petits grains lipoïdiques et de petites granulations pigmentaires. Toute la masse est divisée en groupements cellulaires arrondis, dont les limites sont des travées conjonctives où circulent des capillaires veineux, remplis de globules sanguins.
Les dispositions que nous venons d’examiner sont très nombreuses dans le col de l’utérus, et surtout au niveau de lorifice interne de cet organe. Celui-ci
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semble être le centre nodal du sphincter cervical. De lui partiraient les stimulations extérieures déclanchant la contraction utérine. Par sa grande innervation vasomotrice il est également sous la dépendance des glandes endocrines, et les produits déversés dans le sang viennent l’exciter, et cette excitation a pour conséquence de déterminer des contractions utérines partielles ou totales.
La sensibilité du col de l’utérus augmente avec la gestation, en raison même du développement du système nerveux. A la fin de la gestation, cet organe est d’une sensibilité exquise, comparable à celle des organes des sens. Un attouchement de cette région, la présence d’un corps étranger, d’un polype, d’une petite néoplasie détermine un état continu de spasmes musculaires ne s’atténuant que par la fatigue et l’accoutumance et déterminant l’avortement. C’est pourquoi il est bon d’éviter de pratiquer un toucher vaginal chez des femelles avancées en gestation et à plus forte raison peu de temps avant la parturition.