PHYSIOLOGIE
Au point de vue de la physiologie du col de l'utérus, nous examinerons successivement le rôle des fibres lisses, celui du système nerveux et enfin le rôle du col aux diverses périodes de la vie sexuelle de nos femelles domestiques.
Fibres lisses
Les fibres lisses sont capables de contractions spontanées, indépendantes du système nerveux. Ces contractions sont constantes dans le tissu musculaire soumis à un état de tension, et caractérisent les muscles lisses. Le muscle lisse non seulement se contracte, mais est capable de conduire l'excitation : dans un faisceau musculaire lisse, la contraction d’une fibre se transmet peu à peu aux autres. Beaucoup de cellules musculaires lisses sont dépourvues de terminaisons nerveuses. De certains points, où l'union nerveuse et musculaire est étroite, part la contraction qui se
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transmet ensuite, par voie purement musculaire, sans intervention des fibres nerveuses.
Système nerveux
Le système nerveux peut agir de deux façons : en augmentant l’état de contraction tonique, agissant comme moteur, ou en le diminuant, par effet inhibiteur, sans que l’on puisse distinguer histologiquement ces deux catégories de fibres.
Les fibres nerveuses sympathiques ne répondent pas aux excitants habituels des fibres de la sensibilité animale. Il leur faut des excitants spéciaux. Ceux-ci peuvent être de nature chimique, tel que l’augmenlation de l'acidité ou de lalcalinité du milieu, de nature mécanique: pression, distension, ou de nature diastasique : ferments, hormones, hormozones, cholones...
Les fibres sympathiques innervent toutes les fibres lisses, les glandes, les éléments cellulaires de tous les tissus dont elles dirigent le métabolisme. Ce système efférent joue un rôle physiologique très important, car il ne réagit pas seulement aux excitations provenant des voies sensitives sympathiques, mais aussi à celles qui parviennent des centres de la vie de relation, excités eux-mêmes par les voies sensitives ordinaires. |
A ce sujet il est intéressant de rappeler la constitution des arcs réflexes au niveau du col utérin, car cette région est le siège de réflexes nombreux et particulièrement importants. L’innervation de cet organe
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dépendant du système de da vie de relation et du système de la vie végétative, il se produit à son niveau des réflexes bien distincts selon le système envisagé, comme l’a si bien montré Nélis.
Dans la vie de relation, l’arc réflexe minimum est constitué par un récepteur centripète dont la cellule est dans le ganglion spinal, et par un excitateur centrifuge, dont la cellule d’origine s’articule en formant synapse dans la corne inférieure de la moelle.
Dans le système végétatif, l'arc réflexe comprend toujours, entre le récepteur et l’excitateur, un neurone intercalaire s’articulant d’une part dans l’axe cérébrospinal et d’autre part dans un ganglion végétatif. C’est ce connecteur centroganglionnaire qui caractérise le système neuro-végétatif. Ces neurones ganglionnaires sont le siège des réflexes assurant automatisme et l’autonomie des organes, et contribuant, pour une part, au maintien du tonus musculaire. È
Les fibres sensitives périphériques pelviennes, issues du sympathique, ont pour origine réelle les neurones en T des ganglions spinaux. Les prolongements dendritiques ont l’aspect et la structure des cylindres-axes. Les fibres qui viennent des viscères pelviens passent par Îes rameaux <ommunicants blancs ; quelques-unes, peu nombreuses, par les rameaux Communicants gris — quoique myélinisées — et gagnent le ganglion spinal par la racine postérieure. Pour Langley, il est probable que les fibres sensitives afférentes de chaque rameau communicant blanc ont à la périphérie une distribution Superpo-
PSV Re EE sable à celle des fibres efférentes (motrices et sécré- -toires) de ce même rameau. Il existe des fibres vas-
Fic. 8. — Arc réflexe minimum végétatif.
“culaires sensitives, centripètes, qui normalement règlent le tonus vasculaire: leur irritation au niveau
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de l’artère provoque une modification réflexe de la fonction vasomotrice.
Sur toute la longueur de la moelle, les cornes antérieures sont séparées en deux zones motrices : une, apicale, excentrique, régit la vie animale ; l’autre, basale, régit la vie organo-végétative.
A l’extrémité inférieure de la moelle, de la quatrième lombaire au sommet du cône terminal, existe une colonne de cellules sympathiques. La portion de cette colonne située au-dessous du deuxième segment sacré, et appelée noyau sympathique pelvien, représente l’origine réelle du parasympathique pelvien. A l'extrémité inférieure de la moelle existent donc, distinctes, les deux colonnes, sympathique et parasympathique, qui fusionnent dans le cône terminal, . où les cellules motrices de la vie de relation sont très réduites.
On distingue des fibres préganglionnaires et des fibres postganglionnaires.
Les fibres préganglionnaires vont de l’origine dans l’axe jusqu’à son synapse neuronnal dans le ganglion.
Les fibres postganglionnaires ont pour origine réelle les neurones ganglionnaires : on les divise en :
a) fibres somatiques, formant les rameaux communicants, par quoi elles rejoignent les nerfs mixtes
rachidiens et les suivent constamment dans les tissus innervés par eux ;
b) fibres viscérales ou splanchniques, qui vont innerver les organes de la vie végétative, soit directement, soit en se jetant sur les vaisseaux artériels