‹ Contribution à l'étude du col de l'utérusChapitre 13 sur 19 · NAS · texte numérisé non relu

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du voisinage, sur lesquels elles forment des plexus secondaires.

Le parasympathique a une distribution régionale, viscérale, organique ; il exerce une action spécifique sur la vie des organes qu’il aborde. Les rameaux du grand sympathique se distribuent à tous les organes, à tous les tissus, et jouent un rôle de nutrition générale. De cette disposition résulte que le parasympathique n’est jamais seul : il y a des organes, tels que l'utérus, soumis à cette double innervation, les fibres des deux systèmes sont mêlées dans les plexus, juxtaposées dans les filets nerveux.

Le système sympathique est dit « involontaire » (Gaskell). Son fonctionnement est normalement inconscient ; il est rythmique et continu, à l’état de veille et de sommeil, pour assurer la vie des organes ou vie végétative.

Les nerfs vasomoteurs ont pour origine réelle la colonne intermédiolatérale ; leurs fibres préganglionnaires sont les rameaux communicants blancs et leurs fibres postganglionnaires les rameaux communicants gris. Tous les vaisseaux artériels servent de support à un plexus sympathique qui pénètre avec eux dans l'intimité des organes. Ce plexus, qui contient des petites cellules sympathiques, est formé de filets vasoconstricteurs et de filets vasodilatateurs, les premiers étant beaucoup plus nombreux que les seconds.

Les nerfs lissomoteurs et sécrétoires pelviens proviennent du plexus hypogastrique et du plexus mésentérique postérieur. Du premier partent des fibres qui

vont à tous les organes du pelvis, tandis que du second partent des fibres destinées aux organes génitaux internes.

Les nerfs des glandes endocrines sont très importants. Des nombreux rameaux sympathiques vont aux glandes endocrines ou vasculaires sanguines : lobe postérieur de lhypophyse, thyroïde, parathyroïde, surrénales, thymus, cellules interstitielles de l'ovaire, épiphyse. Les relations fonctionnelles qui existent entre le système sympathique et ces glandes sont si étroites que Guillaume réunit les deux systèmes en un seul, le « système neuroganglionnaire de la vie végétative ». Ces glandes versent dans le torrent circulatoire des produits spéciaux, connus sous le. nom d'hormones (Starling, 1905), d’harmozones (Gley), de chalones (Schafer), sortes de messagers chimiques, capables d’exciter et de régler le système sympathique par des excitations humorales s’exerçant sur les terminaisons nerveuses. Ces glandes sont donc sous la dépendance du sympathique. Mais, à leur tour, elles agissent sur les terminaisons sympathiques par la voie humorale. La physiologie semble établir que le grand sympathique exerce son action surtout sur les glandes endocrines dites cataboliques (thyroïde, lobe postérieur de l’hypohyse, la médullosurrénale, les glandes sexuelles}, tandis que le parasympathique coopère avec les glandes endocrines dites anaboliques (parathyroïdes, thymus, corticosur-rénales, pancréas, épiphyse).

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Rôle du col de l'utérus

Il convient de l’étudier aux diverses époques de la vie sexuelle,

Pendant les périodes de calme sexuel, c’est-à-dire entre les périodes de chaleurs et en dehors de toute gestation, le col de l'utérus ne joue pas un grand rôle, du moins au point de vue fonctionnel. Cependant il est indéniable que, par sa conformation particulière, il joue un rôle protecteur vis-à-vis de l’utérus. Tous les corps étrangers, les liquides qui peuvent pénétrer dans le vagin, ou qui s’y déversent (normalement ou pathologiquement), rencontrent, en arrivant au. niveau du col, un obstacle infranchissable. On peut opposer à cette conception que des métrites peuvent être la conséquence de vaginites ; mais bien souvent il n’y a là qu’une affection qui s'étend par continuité de tissus.

Dans les périodes d’oestrus, le col utérin subit toutes les modifications dont l’appareil génital est le siège. À son niveau, on peut noter particulièrement une congestion intense et une sécrétion de ses glandes.

Au moment du coit, le-col de l’utérus est le siège d’une activité fonctionnelle. En effet, on constate que cet organe se contracte et que son orifice se dilate, permettant ainsi le passage du liquide fécondateur. Prévost et Dumas-Wagner ont rencontré, immédiatement après le coït, du sperme dans le corps et même les cornes de la matrice chez la chienne et la lapine. Harmann en trouve, dans les mêmes conditions, dans

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la matrice de la brebis. L'ouverture du col reste béante pendant le coït et un moment après cet acte. Cette ouverture est déterminée par des réflexes. Il est probable que l’extrémité de la verge les provoque en venant en contact avec la fleur épanouie, ou en excitant les fibres du fond du vagin, dont l'excitation se propage au niveau du col utérin. On constate également que pendant l’acte les glandes de la muqueuse du col sécrètent du mucus qui vient se joindre à celui qui est produit par le vagin pour lubrifier ses parois. La cavité du col se remplit ainsi de mucus. A la fin du coït, par relâchement musculaire, se produit une sorte d'aspiration du liquide spermatique. Les spermatozoïdes sont englobés dans le mucus du col, qui joue ainsi le rôle de milieu conservateur; cependant le liquide spermatique digère et dissout ce mucus que traversent alors les spermatozoïdes.

Après la fécondation, le col joue également un rôle de protection, car son ouverture se ferme rapidement. Il reste fermé, et, au fur et à mesure de la gestation se développe le bouchon muqueux qui existe dans la grande majorité des cas, comme nous l’avons vu plus haut. Celui-ci grossit en même temps que le col s’entrouvre.

Le col de l'utérus joue donc un rôle de protection, excepté au moment du coït, pour permettre le passage des éléments fécondants, et au moment du part, où il doit laisser passer le fœtus. À ce moment il joue un rôle d’une importance capitale, qu’il convient d'étudier un peu plus particulièrement.

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Dilatation du col

Chez les femelles non gestantes, lorsque l’on provoque une contraction utérine, au moyen d’une excitation électrique, on voit que l’utérus se raccourcit et que son épaisseur augmente. Cette contraction, au lieu de provoquer une dilatation du col, en rétrécit la lumière et la ferme complètement, comme l'ont démontré les expériences de M. Keiffer. Quand lPutérus contient un fœtus, il y a contraction de la paroi vaginale de haut en bas et, en même temps, contraction de la paroi du corps en sens inverse, de bas en haut, ce qui a pour effet : de diminuer la longueur de l’utérus et de tendre à ouvrir le col en tiraillant sur les faisceaux longitudinaux venus des parois externes, et à donner à la cavité cervicale une forme d’entonnoir. 4

La couche musculaire externe, à effet longitudinal, est visible et on peut contrôler par la vue les effets sur les muscles du col au cours du travail. Les muscles circulaires internes sont peu visibles, mais on peut se rendre compte par linspection, qu’ils agissent dans le sens sphinctérien, surtout au moment où la contraction longitudinale touche à sa fin. Il y a tantôt alternance dans la contraction et le relàchement de ces deux couches musculaires, dont le jeu devient rythmique quand le travail de la parturition est engagé. Les cellules musculaires des deux couches sont assouplies, allongées, dissociées, et deviennent

de plus en plus indépendantes les unes des autres.

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Tantôt il y a simultanéité dans les actes musculaires des deux ordres, et tantôt subintrance.

Placé au centre de tous ces actes, le fœtus est obligé de se déplacer vers la région des moindres résistances. Or l’extrémité des cornes est renforcée d’une couche circulaire musculaire très forte et le col, malgré son appareil musculo-conjonctif compliqué, est une barrière relativement facile à vaincre, surtout pour un objet venant de l’utérus.

Les contractions longitudinales relèvent nécessairement les parois cervicales excentriques et le relàchement des fibres circulaires fait que l’orifice utérin s’efface et que la cavité cervicale se dilate. Les fibres circulaires qui viennent se perdre dans la région du museau de tanche ne doivent être d'aucune utilité dans la contraction ; elles ont une action sensiblement parallèle aux fibres longitudinales externes et doivent constituer le dernier obstacle à la dilatation cervicale.

Le col présente un début de dilatation bien avant le travail proprement dit de l'accouchement ; il se présente comme un entonnoir évasé, l’orifice externe ayant conservé sa position et ses dimensions. La muqueuse de la cavité cervicale a conservé son épaisseur, tandis que celle de l'utérus est transformée en caduque, ce qui, permet de fixer exactement la limite du col. Les parois cervicales ont un aspect festonné, parce que des faisceaux de fibres ont glissé les uns par rapport aux autres, à la faveur du relâchement des fibres circulaires.

On peut expliquer cette dilatation du col. Pendant

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