‹ Contribution à l'étude du col de l'utérusChapitre 15 sur 19 · SEPT · texte numérisé non relu

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est tout différent : la résistance n’est plus au col, mais bien au fœtus engagé dans la filière pelvienne. A l’action des fibres longitudinales s’ajoute celle des fibres circulaires qui tendent à diminuer les dimensions de cavité cervicale. Les fibres longitudinales ont à présent leur point fixe vers le voisinage de la vulve, par l'intermédiaire du vagin qui se trouve en continuité avec l’utérus. Quant à Paction des fibres circulaires, elle se comprend d’elle-même, sans qu’il y ait besoin de les expliquer. Le fœtus se trouve alors poussé avec force et parfois avec une grande violence et ne tarde pas à être expulsé.

Immédiatement après l'accouchement, on peut voir que les tissus ont été soumis à un travail et à des pressions considérables. Dans les vestiges du col et les parois vaginales, on rencontre de véritables suffusions sanguines, sinon des épanchements. Mais on constate que la forme en entonnoir est restée à peu de choses près ce qu’elle était dans les derniers moments de la gestation. Du museau de tanche primitif, c’est la partie supéro-interne qui s’est effacée en se confondant par clivage avec les paroïs utérines. La partie inféro-externe, simple repli musculo-muqueux, a dû s’effacer par simple accolement latéral contre le vagin qui en garde encore l'empreinte.

Reformation du col

Après l’expulsion du fœtus, l’orifice vaginal du col se resserre et la cavité vaginale se trouve séparée de la cavité utérine par une sorte d’anneau analogue aux

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sphincters des orifices naturels. À ce moment, le col a une consistance molle, peu résistante ; il se laisse facilement distendre à la main, et son orifice reste entr'ouvert. En quelques jours, le col revient sur luimême sous l’influence des fibres élastiques et de la cage de fibrilles entourant les cellules musculaires, et son orifice se resserre à la palpation,-il prend graduellement une consistance de plus en plus ferme, et l’orifice vaginal revient faire saillie dans la cavité du vagin. Peu à peu il reprend la position que nous avons signalée au début de ce travail. Toutefois, on peut noter certaines différences, surtout accusées après plusieurs gestations : le col est un peu plus court et son orifice vaginal ne présente plus la même régularité que celui des femelles qui n’ont jamais porté. Ces différences sont surtout visibles au niveau de la fleur épanouie (jument et vache). Chez la chienne, il semble que le pli qui se dirige supérieurement vers le vagin ait augmenté de volume.

Tous ces phénomènes, ramenant le col utérin à son état normal, mettent à s’accomplir une période relativement courte, mais variable selon les espèces envisagées. Chez la chienne, elle peut être fixée à environ une semaine ; chez la jument elle dure de dix à quinze jours, alors que chez la vache elle semble être un peu plus courte.

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