‹ Contribution à l'étude du craniotabesChapitre 10 sur 25 · ÉTUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ÉTUDE CLINIQUE

Le ramollissement des os du crâne est rarement congénital. Il se rencontre le plus souvent chez les nouveauxnés, dans les premiers mois ; très fréquent jusqu'au hui-

tième mois, il est plus rare après la première année, et exceptionnel à deux ans. Dans tous les cas que nous rapportons, les nourrissons ont moins de huit mois.

La craniomalacie ne donne généralement lieu à aucun symptôme réactionnel, cependant sa rareté n'est qu'apparente, car il suffit de la rechercher systématiquement pour la rencontrer souvent. ù

C'est par un examen minutieux et méthodique des - nourrissons qui viennent nous consulter, que nous avons trouvé avec notre maître, M. le professeur Crespin, tous les cas dont nous rapportons les observations.

Cependant Elsaesser, qui s’est occupé le premier du craniotabes, nous dit que des enfants atteints de cette affection, sont inquiets, constamment agités, ont des troubles digestifs, dorment mal, poussent sans cesse des cris, impriment des mouvement de latéralité à leur tête, ‘comme si le contact de l’oreiller leur était douloureux. Cette irritabilité du système nerveux se traduit souvent par des phénomènes convulsifs et la mort est fréquente.

De plus Lœderer et Spengler sont frappés de la coexistence fréquente du craniotabes avec le spasme de la à glotte ; ils affirment même avoir provoqué ce dernier, en comprimant les parties ramollies de l’occiput.

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