‹ Contribution à l'étude du craniotabesChapitre 12 sur 25 · LEA · texte numérisé non relu

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celles du rachilisme ; elles se manifestent par la décalcilication de l'os, conséquence de l’altération rachitique. Gliniquement, le craniotabes se rencontre souvent

avec d’autres manifestations rachitiques. Lorsqu'il existe = seul, s'il est bien traité, il ne se manifeste que par plaques de ramollissement ; mais s'il évolue, on observe

. alors du gonflement des épiphyses, des nodosités costales

et des déformations du crâne telles que : le front olym-

- pien ét le crâne natiforme. :

= Ces déformations sont d'autant plus manifestes, que < le craniotabes débute à un âge plus avancé (obs. IN). pe LÉ re) . Nous avons vu d'autre part que la craniomalacie peut + guérir sans autre manifestation de rachitisme (obs. II, V, IX, X) ; il peut en être de même de tous les signes du rachitisme, le chapelet costal par exemple. - Nous croyons, sans l’affirmer d’une façon absolue, que le craniotabes est un signe précoce du rachitisme. De : nombreux arguments nous autorisent à conclure ainsi et rien ne permet d'affirmer le contraire. C’est pour cette raison, que le ramollissement des os du crâne doit être systématiquement recherché. Sa découverte, permettra d’instituer à temps, un traitement approprié, qui permettra le plus souvent d'enrayer la maladie dont il annonce le début. | |

Nous avons vu que : toutes les infections chroniques — et les intoxications sont susceptibles de produire le cra- niotabes.

Parmi les infections chroniques, la syphilis héréditaire a été dépistée dix fois, sur les quatorze observations que nous présentons. Les rapports entre cette dernière affection et la craniomalacie seront l’objet de notre chapitre suivant.

Nous avons recherché une autre infection chronique

pouvant déterminer le craniotabes : la tuberculose latente ou évidente et nous l'avons trouvée chez trois enfants.

Dans d'observation I l'enfant est tuberculeux. 1zintradermo-réaction est positive. Le père est. tuberculeux, un

frère âgé de deux ans, a des phénomènes pulmonaires

localisés à l’auscultation et aux rayons X, avec une intra-

dermo-réaction positive. Mais cet enfant est en même temps un héredo-syphilitique et présente en outre des lésions rachitiques nettes : craniotabes, nez ensellé,

bosses frontales saillantes, chapelet ose bouffissure

des .épiphyses, tibias incurvés. j SE >

eee dystrophies sont-elles la- combinaison | Re toxiinfections muliples auxquelles notre sujet a été soumis : 3 mauvaise alimentalion, syphilis, tuberculose ? Le craniotabes relève-t-il plus spécialement de l’une de ces causes ? Les lésions crâniennes trouvées à la nécropsie sont des lésions dystrophiques banales, sans aucune spécificité. Le problème est d'autant plus complexe, que nous ne savons pas si le craniotabes existait à la naissance.

Les mêmes antécédents existent chez le malade ‘de l'observation X. <

Celui de l'observation VII à une intradermo réaction positive. La tuberculose latente, semble être seule res. ponsable dans la production de la craniomalacie.

Nous trouvons encore fréquemment, dans l’étiologie du craniotabes, les toxi-infectiôns digestives, dues le plus souvent à une alimentation défectueuse : ; plus particulièrement à l’allaitement artificiel nant ou mal dirigé, et au sevrage prématuré (obs. 1, III, IX). Ces nourrissons sont : débiles, chétifs, anémiés, ont des troubles digestifs et nous avons souvent observé chez eux, indépendamment du ramollissement des os du crâne, d’autres manifestations rachitiques.

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Nous relevons encore comme étiologie dans l’obs. IV, une maladie de la grossesse ; nous ignorons si l'enfant présentait du craniotabes congénital ; cependant nous croyons pouvoir le rapprocher du craniotabes acquis, car les toxi-infections du côté de la mère peuvent, pendant la grossesse, agir sur le fœtus.

Le craniotabes congénital est rare. Cependant quelques observations ont été publiées. Gœdechens, dans un cas de grossesse gémellaire, fait le diagnostic de cranio-: tabes avant l'accouchement, diagnostic confirmé à la naissance. L'enfant est petit, chétif, meurt en quelques jours. Son frère est superbe et ne présente aucune lésion crânienne à la naissance. Cependant, on lui trouve du craniotabes à l’âge de trois mois. Cette observation semble montrer l'influence dega grossesse gémelläire sur la cramomalacie: » 7

Nous relevons enfin, comme autre cause morbide l'alcoolisme dans l'obs. IV. Cette cause a été signalée par Silve et nous croyons comme lui, que l’alcoolisme qui engendre souvent des prématurés, puisse aussi produire du craniotabes. |

Une place doit être réservée à d’autres causes qui échappent à notre contrôle. La bronchopneumonte prolongée ou à répétition, particulièrement celle qui survient à la suite de la coqueluche, a été signalée également. Elsaesser affirmait qu'il avait vu, à la suite d’une congestion pulmonaire, un cas de craniotabes chez un enfant sain.

Rapports du Craniotabes

avec la Sypnilis hé réditaire

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