‹ Contribution à l'étude du crédit agricole en AlgérieChapitre 12 sur 117 · Durand, ouvrage, cité, p · texte numérisé non relu

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associé de même que les parts de répartition des bénéfices sont proportionnels à son avoir.

Telle est la manière dont est constitué le capital des Vorchussvereine. Mais ce capital ne suffit pas. La banque doit se procurer desfondsplacéschezelleen dépôt etqui lui serviront pour les opéralions courantes. Ces fonds peuvent être obtenus par deux moyens : soit par l'escompte du portefeuille dans une grande banque, soit par des dépôts volontaires faits par des clients. Le premier système présente des inconvénients, car le papier des banques d'avances étant souscrit par des ouvriers est de qualité inférieure et difficile à négocier. De plus, le Vorchussverein se met ainsi à la remorque de la banque prêteuse et est exposé aux fluctuations qui peuvent se produire chez cette dernière. Il est infiniment préférable pour lui de se constituer une clientèle qui l'emploie comme caisse d'épargne. Seulement, les dépôts étant toujours exigibles à vue, il im.porte que les opérations soient conduites avec une grande prudence, et que la banque se trouve toujours avoir des capitaux disponibles. De plus, il est toujours possible délimiter le chiffre des dépôts à une proportion donnée.

On voit donc quel est le mécanisme de l'institution : d'une part, un fonds social assurant la solidité de l'entreprise et constitué par une réserve inaliénable et un capital-actions qui peut être plus ou moins employé à des opérations de banque; et d'autre part, une quantité variable do fonds déposés par les clients.

On peut se rendre compte maintenant do la différence de nature des deux institutions. Tandis que la caisse Raiffeisen attache une très grande importance à la personnalité de l'individu auquel elle prête, le Vorchussverein agit absolument comme une banque ordinaire. Il paraît incontestable que les caisses Schullzc-Delilzsch aient rendu moins de services à l'agriculture que celles de Raiffeisen. Cependant M. Durand* cite dans son ouvrage certaines statistiques qui prouvent que les agriculteurs ont profité de ces caisses d'une manière très sérieuse. En 1885, par exiMiiph», 545 Vorchussverein auraient compté 27G.0U0 menibics, dont 73.000 agriculteurs. Quoi qu'il en soit, la lutte a été très vive entre Schultze-Delilzscliet UailTeisen, qui a été vivement attaqué par son rival", et après la mort des deux adversaires leurs partis ont

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