‹ Contribution à l'étude du crédit agricole en AlgérieChapitre 20 sur 117 · L'Algérie et la Tunisie. Paris, Guillaumin · texte numérisé non relu

L'Algérie et la Tunisie. Paris, Guillaumin

2. Pouyanne, La propriété foncière en Algérie, Jourdan, Alger, igoo, pp. XIV-XVI.

qu'il y avait lieu de prendre, pour ainsi parler, la suite de ce gouvernement, en en conservant, temporairement tout au moins, les fonctionnaires et les principes, quitte à modifier suivant les données de l'expérience, le personnel ou l'organisation.

1 Ainsi eussent été épargnées de longues années de « guerres sanglantes, d'inutiles et onéreuses écoles sur « toutes les questions vitales de l'Algérie » (i). Mais rien d'analogue ne fut fait. « Aucune disposition ne fut prise « pour régler la nature des relations des diverses bran- « elles du service public avec le nouveau pouvoir. Aucun « ordre ne fut donné aux fonctionnaires indigènes, on ne « leur annonça ni leur conservation ni leur destitution. « On agit comme s'ils n'existaient pas; aussi, ne sachant 4 à qui s'adresser, ils abandonnèrent le service sans en « faire la remise, emportant ou faisant disparaître pres- « que tous les registres ou les documents les plus préci cieux » (2).

Cin(i jours après la capitulation, le 10 juillet 1830, tous les Turcs fuient embarqués pour l'Asie-Mirieurc par Tordre du général en chef.

La situation des fonctionnaires IVanrais comme des généraux du corps expéditionnaire fut donc exlrèinement délicate. Ils se trouvèrent privés du coucoui's de ceux qui, seuls, auraient [)u leui' fournir sur roi'gauisalion du pays des détails précis et exacts.

Ils rur<'nt coulraiiils, au coiilrairc, ilt^ s'en rapporler aux (b'u'laralions des indigèin's doiil la pivoc-i'iipalion lut natui"elleni(Mil de diniiuiicr aux yeux du vainiiiicur lini-

Page 1