‹ Contribution à l'étude du crédit agricole en AlgérieChapitre 21 sur 117 · I. Pciiiyanno, op. cit., p. W · texte numérisé non relu

I. Pciiiyanno, op. cit., p. W

•2. l*i'lissier de llavnaïul, in l'ouyamic. op. cit., p. \\

portance de l'impôt qu'ils payaient autrefois, et de présenter sous le jour le plus favorable pour eux le régime de la propriété immobilière. C'est ainsi qu'ils réussirent à s'approprier une grande partie du domaine du Beylik. On voit quelles sont les conditions défavorables dans lesquelles commençait l'occupation. Ces conditions étaient encore aggravées par la structure économique du pays, qui présentait dès lors deux traits caractéristiques : d'une part, la prédominance de la production agricole, d'où il tirait presque toute sa richesse ; d'autre part, l'importance et le nombre de sa population.

Tout d'abord l'Algérie ne pouvait être, provisoirement tout au moins, qu'une colonie agricole. D'ailleurs le pays exportait déjà des grains et des bestiaux.

Il n'y avait ni commerce ni industrie susceptible de devenir promptement une source de richesses.

La population était trop pauvre pour fournir à des comptoirs européens uneclientèle de quelque impoitance. Ce n'était pas par le négoce que la France pouvait tirer parti de sa nouvelle conquête, mais uniquement par une meilleure utilisation des ressources du sol. il fallait donc pour que la colonie prît quelque valeur, des terres pour les nouveaux colons.

Mais, d'autre part, ce sol qu'on venait de conquérir, à la différence des territoires que l'on entreprend en général de coloniser, était occupé par une population nombreuse, fanatique, vivant elle-même des produits de ce territoire qu'on voulait occuper, population « qu'on n'avait ni le droit ni la force d'extirper ou de refouler » (1).

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