Mares, op. cit
camps retranchés assurèrent la sécurité des colons, dont les fermes s'étendaient peu à peu ( 1). Les nouveaux arrivants trouvaient d'ailleurs des maisons turques ou mauresques tout installées. Ils introduisirent la culture du blé tendre, l'élevage des bestiaux, greffèrent des oliviers sauvages, plantèrent des mûriers et commencèrent à cultiver un peu de vigne.
Malheureusement, vers 1839, une insurrection devait venir anéantir tous les travaux entrepris par les colons dans la plaine de la Mitidja, et la pacification complète ne fut effectuée (juen 1842. Ce fut seulement à cette époque que la colonisation reprit son essor.
Le commerce se développa rapidement. Les importations passant de 6.504.000 francs en 1831 à 57 millions 344.737 francs en 1840 et 94.642.505 francs en 1845. Quant aux exportations, elles passaient de 1.479.600 fr. en 1831 à 3.788 834 francs en 1840 et 10.491.059 francs en 1845. 11 y a d'abord augmentation des importations, signe de développement de la colonie qui demande au dehors ce qu'elle ne peut trouver chez elle ; puis ensuite diminution des importations et augmentation des exportations. De sorte que si on compare au volume total du commerce la pro[)ortiou des exportations et des importations, on trouve les résultats suivants (2) :
En 1840, importations pour 1)3,54 Vo,ox|)orlalions 6. «6 "/o 1850, — 79,26 - 20.74