‹ Contribution à l'étude du crédit agricole en AlgérieChapitre 43 sur 117 · Pou}aiine, 0J3. cit., p · texte numérisé non relu

Pou}aiine, 0J3. cit., p

« d'obtenir une recolle » ' I ). L'emprunt nécessaire est la seule chance de salut, le billet de loterie qui donnera peut-être le gros lot.

L'usure apparaît, non plus comme une spéculation immorale, mais comme une pratique rendue nécessaire par les coutlilions ambiantes. Les indigènes ne partagent d'ailleurs pas notre niépris pour l'usurier. M. Colin raconte au contraiie son étonnemenl en entendant traiter de « philanthrope » un usurier israélite, dont il voyait déliler l'enterrement cl dont le seul mérite était de prêter à 50 ou 60 0/0 par jour ! « Et pour tous ses emprunteurs, « il n'était autre chosequ'un philanthrope. A tout prena dre, leur opinion ne valait-elle pas la mienne? Mieux « que moi peut-être, ils se rendaient compte des condi- « lions et des exigences du crédit qu'on leur ouvrait. En « pareille matière, les notions sont nécessairement rela- « tives : tout est une question de milieu. » Aussi l'usure perd-elle aux yeux de ceux (pii Téludient, le caractère odieux qu'elle semble avoir tout d'abord (2). C'est ainsi que Burdeau, en constatant quelle était la situation au moment de notre arrivée en Algérie, dit que ce qui est regrettable, c'est que notre civilisation ait fourni à l'usure des instruments nouveaux et plus puissants, (jui ont évideinnu'ut pour effet tle mcltrc en dan^ci- la propriété indigène. C'est là certainement le point le j)lus délicat et de nature à soulever des difticultés beaucoup plusgi'aves

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