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Le chiffre des dividendes, dont le maximum avait été jusqu'alors de 80 tr., s'éleva à 100 fr. en 1882-83. Ce n'est ({ue dans les années suivantes que les actions atteignirent leur cours maximum de 2.203 Ir., (|ui devait descendie ensuite d'une façon continue jus(iu'à 561 fr. en 1896-1897.
I. Henri Garrot, La Banque de l'A/fjérie, Paris, Saviiie, 1892. M. Garrot, ancien agent de la Banque de l'Algérie, ayant dû (luitter cet établissement à la suite de diflicullés, prit une part active à la campagne menée contre la Banque et réunit plus lard en un volume les articles publiés [)ar lui. C'est à ce volume que sont faits et l'emprunt qui précède et quelques autres que l'on trouvera plus loin. Il importe de retenir qu'il s'agit d'une a-uvre de combat, dont les citations ont pour but de montrer le caractère des polémicpies soulevées par les laits exposés.
La période de réaction.
La période de prospérité appai'ente ne devait d'ailleurs pas être de longue dnrée. Le phylloxéra faisait en 1883 son apparition dans la colonie. Les crédits n'étaient pas remboursés à échéance ; la Banque, pour les renouveler, grossissait sa circulation fiduciaire au delà des limites fixées par les statuts. 11 y avait là une irrégularité grave qui se prolongea pendant quelque temps. Puis le gouvernement s'en émut, et M. Nelson-Chiérico remplaça en 1886 M. Chevalier à la tête de la Bancjue. Le portefeuille tomba de 89 à 74 millions, le compte du Trésor, créditeur de la Banque depuis longtemps, passa de 24 à 12 millions et celui de la Banque de France, qui est la conti-e-partie des envois de numéraire faits par celle-ci en Algérie et qui se montait en 1886 à 6 millions fut soldé (1).
Ce résultat ne fut pas obtenu sans difficultés. Des exécutions nombreuses furent faites et la Banque dût poursuivre d'importantes expropriations. La conséquence de ce changement de conduite fut un abaissement du prix des terres.
La Banque avait avancé imprudemment des sommes trop fortes sur des domaines dont la valeur semblait considérable. Ne pouvant rentrer dans ses créances, elle dût se résoudre à acheter certains domaines et à les exploiter elle-même.