I. iàis, La Banque de l'Algérie et le crédit agricole
L'élendue de ces terrains alla bientôt en augmentant. Des services spéciaux d' « agents techniques » furent alors créés [)Our l'exploitalion d'un domaine qu'on dissimulait autant que possil:)le, en le comprenant, dans les bilans, dans la division élastique des « Comptes Extérieurs. »
Il est évident (jue la possession de ces domaines constituait pour une baïKjue d'émission une situation anormale qui ne mau(|na pas de faire naître de vives criti- (jues : « Les agents de la Banque ne sont plus que des « fermiers qui vendent au marché — quand les préposés « commis à la salubrité des denrées, ou les vétérinaires « délégués ne leui' font [)as taire demi-tour : — les bois « et les charbons, les vins et les blés, les œufs et les « poules, les bœufs et les [noutous, élevés dans les profl pi'iétés de cette marquise de Gai'abas qui s'appelle la (( Bancpie de l'Algérie »(1).
Une politique d'exécutions, de resserrement et île défiance succédait à l'attitude encourageante et facile que la Banque avait eue juscpie-lii Elle ex[)rupriait elle-même les colons (pi'elle avait jailis encouragés à plantei*. Elle devait, suivant une [)ai'ole (pron lui prête (H), « exécuter tous les (lél)iteurs dont rexéeiilioii poiixail lui èli'eprolital)le », sans (jue les considérations de mérite pei'Souuel ou d honnêteté pussent l)eaueonp at liMiuer ses riguiMirs. Il est évident (jue tel débiteni- important et obère, dont la dette considérable aurait entraîné une licjuidatiou bruyante et peut-être [)eu avanlageuse, si' voyait faeilement accorder des th'lais, tandis cpie tel autre dont l'aetil" couvrait la dette plus faible se voyait exécute sans merid,