Séance du 2 juin iSgj
« durée, est telle qiKMlnns l;i plupart descas, elle aboutit « à l'expropriation (l(i celui qui s'est servi du crédit ».
Cette a[)préciatioii est un peu dure. Il est |)eruiis de penser que la manière dont l'opération est engagée influe beaucoup sur la façon dont elle se liquide. Mais ce qu'on peut affirmer, c'est que les opérations agricoles cadrent mal avec les statuts d'une Banque d'émission.
Les proroijations de 1897 et de 1899 ; le renonvellement
de 1900.
La réoi'ganisalion de la Bantjue se continuait de 189:2 à 1897. d'autant plus laborieusement c|u'a[)rès les opérations agricoles s'était ouverte l'ère des immobilisations commerciales (1). Cependant la réorganisation n'était pas jugée parle gouvernementsuffisante pour mettre la Banque en état de demander le renouvellement de son [)rivilège, qui expirait, on le sait, en 1897, en môme temps que celui de la Banque de France. Aussi le gouvernement se contenta-t-il de déposer un projet de loi portant prorogation du privilège jusqu'au 31 octobre 1899 (2) Cette même année 1897 voyait s'accoinplii" un changement de Direction. Enfin la Chambre de commerce d'Alger, puis la Sociétéd'agricultured'Alger, émettaient des vœux favorables au renouvellement du privilège.