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nntion qui n'est pas un iiilico de l'atténuation de la dette hypothécaire. L'établissement de Crédit Foncier jone donc le rôle d'un déversoir empêchant le taux de s'élever an-dessus du chiffre qu'il pratique, mais n'empêchant nullement ce taux de s'abaisseï- au-dessous. De sorte que ceux qui se plaignent d'en passer par ses exigences sont ceux (jui n'ont pu trouvei* mieux ailleurs. La présence du Crédit Foncier n'est donc pas inutile dans la colonie ; on peut regrettei* qu'il n'ait pas pris lui-même l'initiative de l'abaissement des taux, mais ni les circonstances, ni son organisation ne s'y prêtent : il se contente simplement de l'empêcher de s'élever.
B. — Au point de vue du crédit agricole
Le Crédit Foncier d'Algérie, dit Wahl 1), « rend assu- « rément d'utiles services, mais on estime qu'il n'a pas « assez fait pour organiser le crédit agricoleet pour répon- « dre à la seconde partie de son programme. «Tel est, en effet, le reproche souvent formulé (î2). On vient de voir quel avait été le développement des opérations de banque, développement dû en grande partie aux crédits largement ouverts aux agriculteurs. On affecte souvent de croire que les établissements de crédit refusent leur service aux colons : la pratique des crédits de campagne, telle que l'ont adoptée la Banque, les Com[)toirs d'escompte, et aussi le Crédit Foncier, est celle qui convient le mieux aux besoins des cultivateurs. On trouvera plus
2. En ce sens, v. plus loin l'analyse du rapport sur le crédit agricole préparé par la Société des agriculteurs d'Algérie, M | i, et les discussions sur l'emploi de la redevance de la Banque de l'Algérie.
loin un exposé très net du rôle des établissemenls de crédit en cette matière ainsi (|ne des exemples des opérations (ju ils traitent : on verra que le crédit agricole ne pouvait être antrement organisé, et, en réalité, on trouverait difficilement ailleurs qu"en Algérie des établissemenls de cré, lit de rimportance du Crédit Foncier ou de la Compagnie Algérienne, accordant aussi largement des avances sur billets renouvelables. S'il est vrai que la loi de 1898 a d'abord rencontré quelques hésitations, on peut diie ({u'elie est maintenant entrée dans la pratique et que le Crédit Foncier, par l'escompte des warrants, y aura largement contribué.