‹ Contribution à l'étude du crédit agricole en AlgérieChapitre 73 sur 117 · SOLDE · texte numérisé non relu

SOLDE

du portefeuille au 31 décembre

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DEPOTS

à vue

et bons de caisse

au 31 décembre

9.463.479 12.954.415 15.771.940 14.230.812 15.680.350 14.737.320 13.395.385 13.017.179 13.465.277 15.100.128 18.701.187 18.119.941 24.186.706 22.750.142 23.178.180 21.594.014 20.848.157 27.191.720 27.726.082 30. 273. 624 36.6(i3.0:iil 39.111.5S(i 34.953.851 3',l.5S8.S3;i

hypothécaires

Sommes dues au 31 décembre

la question clos exploitations, qui n'avait plus d'ailleurs, qu'une importance moins grande pour la Compagnie. Lesdifficultés (jue rencontrait la colonisation européenne faisait que celle-ci demeurait stationnaire, tandis que le faire-valoir direct augmentait d'importance et que le fermage indigène, avec prêts de semences en nature à l'automne, continuait normalement.

La Compagnie Algérienne avait fait, d'autre part, une tentative pour organiser le crédit hypothécaire. Elle avait passé, vers 1881, avec la Banque hypothécairede France un traité en vertu duquel elle mettait à la disposition de cette banque ses comptoirs algériens, pour Tétude des prêts dont les fonds étaient pour la plus grande partie fournis par cette dernière; en môme temps la Compagnie Algérienne s'engageait à garantir à la Banque hypothécaire la moitié du prêt. Ce traité, conclu pour cinq ans, comportait la réalisation de 10 millions de prêts à court terme et de 40.000.000 de francs de prêts à long terme. Mais à cette époque intervint la fusion de la Banque hypothécaire avec le Crédit Foncier de France, et les opérations furent interrompues de ce fait. Le Crédit Foncier et Agricole d'Algérie commençait d'ailleurs à fonctionner à cette époque.

Mais de toutes les opérations de la Compagnie Algérienne, la branche qui devait prendre le plus d'extension était celle des affaires de banque. Le tableau inséré page 199 permet de constater le développement du portefeuille et l'accroissement des dépôts. Dès les premières années, on voit le solde du portefeuille s'élever, si bien que dès 1880, le capital est augmenté et porté de 10 à 15 millions. Les opérations demeurent à peu prèsstalionnaires jusqu'en 1890, où le chiffreduportefeuille,voisin jusque là

de 20 millions, dépasse ce chiffre pour se rapprocher de celui de 30 millions qu'il conserve jusqu'à jla période 1897-1900,011 il s'élève encore pour reslei- aux envirous de 40 millions. Une augmentation nouvelle du capital devient nécessaire et elle est décidée en 1900 ; le capital est porté de 15 à 25 millions. Aussi voit-on dès 1901 le solde du portefeuille atteindre 53 millions, tant par l'effet de l'accroissemeut des affaires que par la diminution du réescompte. Le chiffre des escomptes, de 323 millions en 1900, passe à 355 millions en 1901. Ces chiffres permettent de constater le développement constant et progressif des opérations de la Compagnie Algérienne, de 1878 à 1902.

|3 Le rôle de la Compagnie Algérienne

A. — Au point de vue de la colonisation

Il résulte de l'exposé qui a été fait plus haut que la Compagnie Algérienne n'a que partiellement réussi dans son œuvre de peuplement, particulièrement en ce (jui concerne le massif de l'Oued-Zenati. Elle a icMini cependant à créer les villages d'Aïii-Ahid, Aïn-rK'gada. Oiied- Zénati, placés sur la ligne; du chemin de W'v du Kroiihs à Guelma. Des agents y résident et (piatre autres agences sont placées à rOued-Besbès, Bordj-Sahath, Kl-llania e( Sellasna (1).

Néanmoins, cette concession lui a ('lé souvent repi'ochéc,et le sentiment public a semblé à plusieurs reprises

I. Cil. de Galland. /.<>,< peli/ii Cdliien^ nlurriens colli;ii'S.

manifester le désir de voir les terres autrefois concédées à la Connpagnie Algérienne faire retour au gouvernement pour être affectées à la colonisation. « En 1876, le « gouvernement général est prié de mettre la Société « Générale Algérienne en mesure d'exécuter strictement « les engagements énumérés dans la convention de 1866. (( Le Conseil supérieur (volume de 1876, page 426) (( trouve qu'il est regrettable que les opérations de la « Société ne soient pas dirigées plus spécialement vers a les intérêts algériens et que notamment de grandes « étendues de terre soient détenues par elle, presque « sans profit pour la colonisation. Plusieurs conseils « municipaux (Oued-Fodda et Malakoff) émettent le vœu (( que les terres possédées par la Société Algérienne « fassent retour à la colonisation si elles ne sont pas (( exploitées et habitées par des cultivateurs euroce péens » (1).

Il n'entre pas dans le cadre de cette étude d'apprécier à ce point de vue le rôle de Compagnie Algérienne ; on peut dire cependant que si la Société Algérienne, établissement gouvernemental, avait à l'égard de la colonisation quelques obligations à remplir, il n'en était plus de même de la Compagnie Algérienne, société anonyme libre dont le but et la fonction était de développer les opérations avantageuses, et d'éviter celles qui ne lui rapportaient pas. Ce qu'il est intéressant de constater dans l'histoire de ces deux sociétés, c'est l'extrême pauvreté delà [)opulation indigène avec laquelle elles se trouvent en contact : celle-ci ne peut cultiver que si on lui fait annuellement des avances, d'ailleurs régulièrement rem-

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