I. F. Gastu, Le peuple algérien, Paris, Ctiallamel
bonrsées en général. Le second point à retenir, c'est l'adaptation de ce mode de culture des céréales aux conditions économiques : on en a vu à plusieurs reprises la constatation dans les extraits de rapports cités plus haut : la culture indigène est la seule qui puisse permettre, sinon de réaliser des bénéfices, du moiusde ne pas subir de pertes. Enfin, quand la Compagnie veut ellemême entreprendre un mode de culture plus rémunérateur, une seule chose lui permet de faire ses frais, c'est l'appoint fourni par l'élève du bétail : spéculation qui ne sera permise que par un apport de capitaux.
L'histoire des essais de culture de la Compagnie Algérienne est donc intéressante en ce qu'elle vient corroborer et en quelque sorte illustrer l'étude qui a été faite des conditions de la culture en Algérie et du besoin impérieux de capitaux et de crédit qu'elle exige pour s'améliorer progressivement.
B. — Au point de vue des opérations hypothécaires
Le rôle de la Compagnie, pour ce genre particulier d'opérations n'a pas été bien considérable, comme on peut le constater par les chiffres indiqués au tableau de la page 199. Il s'agit là en effet d'immobilisations qui ne conviennent guère au caractère d'un établissement de crédit, disposant, au début surtout, dun capital rclalivo-
opérations à court terme
eut restreint, qu'il convenait île réserver pour des