‹ Contribution à l'étude du crédit agricole en AlgérieChapitre 83 sur 117 · Op. cit., p · texte numérisé non relu

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lutte contre l'usure. La commission s'est élevée avec justesse contre ce système (I) : « Il ne faut pas perdre « de vue que le remède le plus efficace au mal qui ruine « lesindigènesest,non le prêt libéralementconsenti, mais « Thabitude de la prévoyance ; or cette habitude leur « sera surtout acquise parle versement de leurs cotisa- « tions et le remboursement de leurs em[)i'iints à un « fonds qui est leur bien [)ropre et ([u'ils adminislrent « librement. » Une augmentation trof) forte et trop rapide de l'actif des sociétés ne serait pas, d'ailleurs, sans inconvénients : « On commettrait une faute irrépaa rable en poussant dans la voie de l'emprunt des culti- « vateurs pauvres... habitués jusqu'ici à vivre au jour le « jour, sans idées d'avenii- » ["2). Il est donc pi'éférable de limiter l'actif de la société aux seulescotisatiims versées par les indigènes. De cette façon « lorscju'ils contractent « une dette envers leur société, c'est leur capital écono- « misé qu'ils empruntent » (3).

L'accroissement de l'actif ne doit donc être cherché que dans la progression résultant du développement économique du pays, et on ne pourra obtenir cet accroissement que par une réglementation meilleure du chiftVe des cotisations à verser par les sociétaires. D'aboi-d, ces cotisations sont fixées aniiMellement au moment de l'ensemencement, tandis qu'elles devraient l'être an nmnient de la moisson, c'est-à-dire quand le l'ésultat de l'année agricole est connu : on pourrait aussi, dans les bonnes années, augmentei' un peu la somme à verser.

Ensuite, la cotisation est identitjue pour le riche et

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