‹ Contribution à l'Étude du Décollement traumatique du Placenta au cours de la GestationChapitre 21 sur 25 · Bruxelles Médical, mars 1930, p · texte numérisé non relu

Bruxelles Médical, mars 1930, p

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famille nous aprend qu'après son rétour au domicile les douleurs ont été de plus en plus vives. La pâäleur que l'entourage avait remarquée le jour de l’accident s'était pau Il n’y a eu aucune hémorragie vulvaire, à peine quelques glaires, sanguinolentes.

Les contractions utérines sont difficiles à différencier, l'utérus étant en contracture sans être « de bois », son volume est normal. Les bruits fœtaux sont audibles. Le col est effacé, dilaté comme une petite paume, le sommet amorcé en ©.I. G. A. Membranes intactes. L’albumine et le sucre sont toujours négatifs. À 12 h. 13, rupture artificielle de la poche des eaux. Liquide amniotique clair. Devant l’état relativement avancé du travail et l’aspect de la malade, nous décidons l’expectative avec surveillance de la malade. Les douleurs, peu après la rupture redeviennent plus rythmées et à 14 h. 35, naît un enfant de 2 kgr. 300, criant dès la naissance. Il existait une circulaire assez lâche. La longueur du cordon est normale. Le placenta suit, trente-cinq minutes après. Il présente l’aspect caractéristique du placenta après décollement prématuré, dépression en cupule, grande comme une paume de main, occupée par un caillot. Les membranes sont complètes, et l’orifice des ex placentaires, et ce dans tous les rayons.

Les suites de couches sont agitées à cause d’une pyélite à coli, mais le douzième jour tout rentre dans l’ordre et la mère et lenfant nous quittent en parfaite santé. »

Cette observation est suivie d’une discussion relative à l’étiologie de ce cas que nous croyons nécessaire de reproduire en entier. « Quelle peut être l’étiologie dans ce cas ? Circulaire et brièveté du cordon ? C’est là un mécanisme connu de Mauriceau et souvent invoqué. Mais les signes d’hémorragie, les douleurs ont précédé de deux jours les contrac-

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tions. Toxémie gravidique ? Il n’en existe aucun signe, ni objectifs : albumine, œdème ; ni subjectifs : céphalée, troubles visuels, troubles gastriques, malaise général. Endométrite ? peut-être, mais la malade n’a jamais présenté de troubles gynécologiques ; et que d’endométrites sans décollement rétroplacentaire !

Il ne reste plus à invoquer que le traumatisme.

Effort violent ayant déterminé une petite hémorragie qui s’est poursuivie lentement pour ne déclencher le travail qu’au bout du deuxième jour. C'est ce qui expliquerait l’évolution, somme toute peu dramatique du cas et sa durée relativement longue.

Quant au mécanisme de l’hémorragie du début ? Peut-être faut-il le trouver dans un coup d’hypertension, tel que le produit l’effort « de soulever un fardeau ». On connaît en effet, l’effet hypertenseur de la contraction utérine et de la tension brusque de la sangle abdominale, »

De ce cas où le traumatisme est provoqué très probablement comme Snoch et Ingelbrecht le pensent, par la mise en tension brusque de la sangle abdominale, on peut rapprocher le cas rapporté par Bonnaire et dans lequel une femme enceinte en train de laver du linge, vit près d’elle un malheureux être amputé des doigts. Bonnaire se demande s’il n’y a pas eu, outre l’effroi ressenti par la malade, une compression de l'utérus produite par la paroi musculaire de l’abdomen, dans un brusque

redressement du tronc (Tarnier-Budin).

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