‹ Contribution à l'étude du délire dans les maladies du cœurChapitre 26 sur 34 · OBSERVATION XV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XV

Délire furieux consécutif à une hypertrophie du cœur (Sauvet. Annales, méd. psychologiques 1849).

Etienne, jeune soldat et ancien cordonnier, éprouve depuis quatre ans des palpitations de cœur. Il y a deux ans, dans une ville du Midi, où il tenait garnison, ses palpitations augmentent tout à coup; le soir du même jour éclate un délire avec fureur. Transporté à l’hôpital de Nîmes, on lui pratique une abondante saignée du bras droit; le soir, la fureur était passée, mais le délire existait encore. Le lendemain matin, Etienne avait recouvert la raison et toute trace de délire avait disparu.

En novembre 1844, il vint à Bar-le-Duc en congé. A la suite de copieuses libations, les palpitations . deviennent plus fortes, et dans la même nuit le délire se manifeste de nouveau; il est furieux, casse et brise tout ce qui se trouve sous sa main. On le transporte à l’asile; une première saignée générale calme son délire qui disparaît entièrement le lendemain, après une application de 10 sangsues dans la région du cœur.

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