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Indication de la source à laquelle ont été puisés les renseignements : le beau-père, la sœur de sa mère (7 octobre 1883).
Antécédents héréditaires : Père mort il y a environ 42 ans, à l’âge de 70 ans. Est resté six semaines au lit, avec les jambes enflées et beaucoup d’oppression; il toussait beaucoup. Vivait séparé de sa femme, aussi ses enfants le connaissent très peu. Avait de la fortune; c’est pour cela qu’il a été agréé en mariage; mais faisait des extravagances, croyait être malade, courait aux eaux. On voulait l’interdire. Le père était positivement. aliéné. Il croyait toujours qu’il allait faire des découvertes extraordinaires; menaçait de tuer sa femme, l’aurait peut-être fait s’il n'avait craint son beau-frère. Le père avait 3 ou 4 frères, riches, mariés et sains d’esprit. Nous n’avons aucun renseignement sur leurs enfants.
Une sœur du père du malade est une demoiselle « excessivement singulière » (sic), ne peuts’accorder avec personne, se dispute avec tout le monde « plus aliénée que le père du malade. »
La mère est morte, il y a deux mois, à 58 ans, elle toussait souvent. Est morte enflée jusqu’à la tête.
Le malade avait deux sœurs et un frère. Une sœur est morte à l’âge de 16 ans; celle qui est mariée a environ 25 ans. Elle à un petit garçon bien conformé, bien intelligent. Elle est comme son père, en ce sens qu’elle ne rêve que fortune, grandeur, elle veut faire une grande fortune et dépense tout ce qu’elle possède, ne réussira jamais mieux que le père. Cette sœur du malade ne veut pas venir voir son frère à l’Asile de Bron, elle a peur de l’Asile. N’a pas beaucoup de santé. A trop d'intelligence, . ne la place pas bien. Elle fait souvent pleurer son mari, lui dit de mauvais mots, le brusque, etc. Re
Maladies antérieures de l’aliéné : Réformé pour palpitations il y a 17 mois, après plus de deux ans de présence au Corps.
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Le malade, d’un caractère difficile de 18 à 20 ans, ne voulait pas travailler, était très capricieux. À tout cassé et brisé chez lui, c’est pour cela qu’on l’amène à l’Asile de Bron, le 24 septembre 1882.
Depuis l’époque de son tirage au sort, son caractère s’est assombri. Il était devenu taciturne, dévot, lisant des ouvrages de piété, disant des chapelets, contrairement à ses habitudes, qui précédemment étaient plutôt dans un sens opposé. Il redoutait le moment du départ pour l’armée. Réformé, comme nous l’avons dit, pour palpitations, il y a 17 mois, après plus de 2 ans de présence au corps, il est revenu avec les mêmes tendances religieuses. Ses lectures favorites étaient des sermons ou des ouvrages tels que « L’Ange conducteur. » Il y a cinq mois, premier accès délirant. Il crut avoir vu Jésus- Christ, la sainte Vierge, prit un crucifix, qu’il embrassait avec passion, etc., aspergeant d’eau bénite tous les meubles de la maison, etc.
Depuis, pas d'amélioration. Il dit tous les jours de nombreux chapelets, va souvent à l’église, se confesse assez rarement, disant que l’aveu de ses fautes à Dieu lui-même est bien préférable. Parfois, il prend des accès de fureur, brise tout, croyant s'attaquer aux faux dieux.
Au moment de son admission à l’Asile de Bron, il est calme, se sert des mots « mon frère » pour répondre, prétextant qu’ainsi le veut la loi céleste. IL dit que la fin du monde est proche, qu’il faut prier, et veut même empêcher son beau-frère de travailler.
Hallucinations de la vue et de louie : il voit des anges, Dieu, etc., et entend des voix : cantiques, orgüës, etc.
La force musculaire est conservée. La sensibilité est normale. Rien aux poumons.
Au cœur : la pointe bat dans le 6° espace, sur la ligne mämelonnaire. Impulsions énergiques de la pointe. Le prêmier bruit est fort et vibrant. Pouls petit. Langue
saburrale, perte de l’appétit. Du reste, le malade s’astreint à des jeûnes fréquents, par pénitence.
Examen détaillé du malade : Visage allongé, expression brute, œil un peu vague. Front un peu bas, assez large. Teint mat, bistré. Cheveux bruns, poussant en avant, plaques de calvitie. Apophyses malaires saillantes. Sourcils bruns, noirs, bien marqués, se rejoignant sur la racine du nez. Cils longs. Œil brun, grand. Bouche moyenne, lèvres minces. Barbe à poils lisses, longs, bruns, noirs, sur les joues, roux au menton et à la moustache. Oreilles petites, régulières, anthélix saïllant, antitragus très marqué. Nez mince et droit. Mains fortes et régulières. Doigts osseux; la première phalange des pouces est grande. Pieds normaux; organes génitaux normaux. Taille 1"72.
128 mn, : 160 Tour de la tête : 570
Diamètre de la tête :
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Depuis son internement à l’asile de Bron, le malade prêsente des accès de tristesse, il est tout à fait lypémaniaque. La mémoire est intacte, mais l’intelligence est engourdie et lente; il faut un effort pour que le malade puisse répondre à des questions très simples sur son état et sur sa famille. Il se plaint de souffrir beaucoup du cœur; dit éprouver des palpitations violentes qui empêchent de faire aucun effort; parfois l’empêchent de dormir et le réveillent en sursaut. Les sentiments affectifs sont diminués. Tout en disant qu’il serait mieux dehors, le malade ne paraît pas beaucoup tenir à sortir, ni à revoir sa famille. Il passe sa journée à prier, à ins-
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crire sur lesable des maximes pieuses. Dit n’avoir jamais ni vu ni entendu Dieu, la sainte Vierge, etc. Explique qu’il prie, parce que ce n’est ni un mal, ni une fatigue.
Le 5 octobre 1883 : Le malade se plaint beaucoup de palpitations cardiaques. À l’auscultation : impulsions très énergiques du cœur, dans toute son étendue. La main appliquée sur la région précordiale sent un frémissement très marqué. La pointe est abaissée. Pas de bruit de souffle. À la pointe, le premier bruit est vibrant, métallique, extrêmement fort. Pouls 29 au quart au moment de l’examen ; palpitations amenant un tremblement de tout le corps, une grande gêne pour respirer, et une pâleur assez marquée de la face. On lui ordonne du bromure de potassium, qu’il est impossible de lui faire prendre.
Les urines ne contiennent ni sucre ni albumine.