‹ Contribution À L'Étude du Diabète PancréatiqueChapitre 10 sur 42 · PQ T GERS · texte numérisé non relu

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seraient sans influence.Dans ce récent travail, il annonce

qu’il a produit une glycosurie longue et grave par l’injec- (Le 4 LI" LA | F » . ,» » Ke La + tion des sécrétions duodénales de chiens dépancréatés.

LomBroso qui le cite longuement reproche à pe Domi-

NiGis de n’avoir pas fait d’expériences de contrôle, en

injectant des sécrétions duodénales de chiens normaux.

IL ajoute qu’en admettant même que le fait soit exact,

il n’est pas prouvé que ces produits de décomposition

produisent les mêmes effets introduits dans le torrent circulatoire ou résorbés par la muqueuse duodénale. L’expérience de la greffe pancréatique ne parvient

à convaincre DE Dominrcrs qu'il doit exister une fonc-

tion pancréatique autre que la fonction digestive.

Si la greffe, dit-il, empèche la glycosurie, c'est que l'écoulement du suc pancréatique vers l’intestin se rétablit par des canaux de nouvelle formation ; c’est en somme parce qu'il n’y a pas de troubles digestifs nets qu'il n’y a pas de glycosurie.

Cette objection se fonde sur un fait d'observation exact et très intéressant, vérifié par différents physiologistes (ABELMANN, HéDon, SANDMEYER, PFLUGER, Lo- BROSO). Lorsque les canaux pancréatiques sont liés ou qu'un fragment glandulaire reste dans le péritoine ou sous la peau, distant de l'intestin, la résorption des aliments et surtout des graisses se fait d’une façon très satisfaisante, tandis qu’elle est troublée après l’extirpation totale. Il est cependant bien difficile d'admettre avec pe Dominicis qu’un fragment de glande distant de l’intéstin, sclérosé, puisse déverser dans l'intestin un

produit de sécrétion actif.

LOMBROS0, pour expliquér ce fait, suppose que le pancréas agit sur la résorption des substances alimentaires non seulement par sa sécrétion externe, mais aussi par sa sécrétion interne. ABELMANN, ROSENBERG, PFLUGER

admettent que le suc pancréatique ne pouvant plus s’écouler à l’extérieur est résorbé, puis excrété par l’intermédiaire des glandes intestinales. Quoi qu’il en soit, dit LoMBroso, on ne peut admettre que ce soient uniquement les troubles digestifs consécutifs à l’ablation du pancréas qui causent la glycosurie. Il suffit, pour combattre cette hypothèse, de rappeler l'expérience de

SANDMEYER qui, nourrissant des animaux dépancréa-

tés avec du pancréas frais, voit leurs troubles digestifs

s’amender, tandis qu'augmentait la glycosurie. :

Après DE Renzi et Reae, De Dominicis, d’autres expérimentateurs mettent en doute la constance du diabète après ablation du pancréas.

-Sur 200 pancréatectomies totales, SuNER et TurRo (de | Barcelone) (137) auraient vu souvent la glycosurie faire défaut ouse réduire à une simple glycosurie alimentaire.

M. Ramon (118) dans ses expériences d’extirpation totale voit la glyeosurie s'établir constamment, mais légère ; 8 grammes ; 12.grammes ; 7 grammes ; 28 grammes ; 8 grammes ; 10 gr. 25 pour 1000. Et pourtant pour réaliser plus sûrement l’extirpation totale du pancréas sans avoir cetle complication, si fréquente selon lui, le sphacèle du duodénum, il avait employé la technique préconisée par SAUVÉ : ablation du pancréas et du duodénum après gastro-entéro-anastomosé et cholécysto-entéro-anastomose.

d'asn

É D'autre part, ses animaux n’ont jamais survécu plus de cinq jours ; la plupart sont morts au bout de quelques heures, vingt-quatre heures, quarante-huit heures, ét M. Ramon en conclut « que le diabète, c’est-à-dire la glycosurie permanente à longue évolution par ablation totale du pancréas est expérimentalement impossible. Le diabète humain ne ressemble pas aux glyeosuries expérimentales par extirpations partielles ou totales du pancréas... Le diabète uniquement pancréatique est donc à démontrer, tant au une, de vue clinique qu’au point de vue expérimental. »

Notons en passant que SAUVÉ: n’a nee jamais obtenu par cette opération de survies suffisantes pour permettre des conclusjons physiologiques. Nous nous : demandons s’il ne faut pas mettre la mort rapide des animaux et le taux si peu élevé de la glycosurie sur le compte du shock opératoire qui doit fatalement suivre de telles opérations. |

Récemment, Hépow, surpris sans doute par les résultats discordans obtenus par quelques expérimentateurs est revenu sur ce point (Société de Biologie,24 avril 1909). Nous croyons devoir citer textuellement ses paroles ; car il donne avec beaucoup de précision les conditions essentielles que doit remplir une expérience, pour qu’on puisse la considérer comme réussie et en tirer des con-

clusions.

« Les divergences de certains auteurs, dit-il, doivent

tenir aux difficultés que tout expérimentateur, abordant pour [a première fois cette étude, rencontre pour réa-

liser une expérience absolument correcte. C’est pour- Jacob 3

L she quoi ilne sera pas superflu de préciser une fois de plus les règles de cette expérience, qui, lorsqu'elle est réussie, donne des résultats toujours identiques. |

« Le résultat n’est valable que si l'animal privé de son pancréas ne présente aucun trouble autre que celui qui résulte du déficit de la fonction pancréatique . I faut donc éliminer tous les cas compliqués de suppuration, de péritonite plus ou moins localisée, d'abcès enkysté. le long du duodénum, etc...

«Un chien en bon état de nutrition privé de la totalité de son pancréas, ne doit maigrir ou se cachectiser que lentement ; il doit être vorace et éliminer chaque jour une grande quantité de sucre, quoique nourri exclu- -sivement de viande ou même à jeun. S’il est abattu, si sont appétit n est pas augmenté, s’il n’élimine que peu ou point de sucre, s’il se cachectise très rapidement, c’est qu'il existe quelque complication entravant l’évolution normale du diabète. »

. Pour arriver à ce résultat et éviter les suppurations, HÉDon recommande l'opération en deux temps avec greffe, au cours de la première opération, du processus uncinatus sous la peau, greffe qui.est enlevée dans un

deuxième temps.

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