‹ Contribution À L'Étude du Diabète PancréatiqueChapitre 13 sur 42 · ER · texte numérisé non relu

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Ce signe de Læywi a été battu en brèche ces derniers temps et la majorité des auteurs de tous pays s’accordent pour ne lui reconnaître aucune valeur. Moro le considère comme un. symptôme non spécifique d’un état d’excitation du système nerveux sympathique. Au Congrès français de médecine de 1910, MarceL LABBÉ et Virry considèrent également cette réaction comme dépourvue de valeur diagnostique. | | |

Une expérience de Frourn (45 bis) plaiderait en faveur de cet antagonisme physiologique entre le pancréas et les surrénales. ; Se n GU |

Chez deux chiens, il a pratiqué en deux temps et à vingt jours d'intervalle l’ablation d’une capsule et des . deux tiers de l’autre. Un mois après, il a fait une extir- | partion partielle du pancréas et deux mois plus tard a enlevé le reste du pancréas. Les deux animaux ont survécu, l’un seize jours et l’autre vingt-cinq jours ; leur glycosurie a paru nettement moindre que chez les chiens non décapsulés. |

Si la question de l’antagonisme physiologique entre les surrénales et le pancréas est encore à l’étude et incomplètement démontrée, leur antagonisme clinique est encore plus douteux. Brepz et Orrer, GHEDINI et d’autres avaient prétendu que dans un mélange in vitro d’adrénaline et d'extrait pancréatique, l’adrénaline ‘se détruit. FRuGoni attribue uniquement cette action à l’alcalinité du mélange. CoMesATTI (28), mélangeant de l'extrait pancréatique et de l’adrénaline, retrouve après trente minutes et soixante minutes l'adrénaline dans le

mélange, décelable par son action mydriatiquesur bulbe

oculaire de grenouille isolé et aussi par ses réactions chimiques. DUR Here ;

En somme, si quelques glandes, deux surtout, la thyroïde et la surrénale, semblent contenir des substances susceptibles à très forte dose (1 millig. d’adrénaline par- : kilog. sous la peau ou pour 3 kilog. dans les veines,

Berry et GATIN-GRUZEWSKA) de provoquer de la glycosurie, on ne sait pas très exactement quel rapport phy-siologique unit ces glandes entre elles et avec lé pancréas. | |

LÉPINE se demande (Revue de Médecine, 1906) s’il existe un diabète surrénal. Il ne trouve dans la littérature que trois faits de diabète permanent, coexistant avec lésion capsulaire : l’un de Wesr, diabète avec amaigrissement, 25 grammes de sucre par litre, pigmentation : sclérose des capsules ayant détruit tout le tissu glandulaire.

Le deuxième, de Burexarr : 89 grammes de sucre par litre ; plusieurs litres d’urine par jour, tumeur dans le flanc gauche : sarcome de la capsule gauche ; le pancréas était sain.

Le troisième, personnel : femme morte dans le coma, diabète durant depuis deux ans avec amaigrissement : grosse tumeur de la surrénale droite,le pancréas paraît sain. |

« Il ne semble pas, dit LÉPINE, qu'une altération surrénale seule suffise à produire le diabète. Il faudrait admettre d’après les données de la physiologie une sécrétion de 57 milligrammes par jour d’adrénaline, qui ne serait pas sans déterminer de grosses lésions athé-

a Per À

romateuses (Josué, Lœper, Pic et BonnaMour). Pour

qu’une glycosurie adrénalinique se transforme en diabète, il faut qu’elle soit entretenue par une prédisposition diabétique de l’organisme. »

Disons de suite que le diabète salivaire de Benz et REALe est loin d’être prouvé ; en tout cas, il n’est pas constant. Hépon a enlevé les glandes salivaires à des animaux dont le pancréas était déjà sclérosé par des injections intra-canaliculaires, pour voir si ces glandes n’exerçaient pasune action compensatrice ; il n’a obtenu qu’une glycosurie fugitive.

Le diabète duodénal doit être définitivement rejeté. De nombreux auteurs se prononcent nettement contre son existence ; s’ils ont obtenu quelquefois chezle chien : après ablation du duodénum quelque glycosurie légère et transitoire, jamais ils n’ont obtenu de diabète durable. HERMANN (62 bis), Lauwens (83), Brcxez (13 bis),

- RosengerG (123), Tiserr1, sont de ce nombre. L’expérience bien réussie de Minxowsxi est surtout absolument probante.

A un chien, il enlève tout le duodénum et la plus grande partie du pancréas. Seules les urines émises les

: premiers jours contenaient des traces de sucre ; le

sucre disparut ensuite complètement et ne reparut plus, même après ingestion d’'hydrates de carbone. Quatre semaines après cette opération, la portion de pancréas respectée fut enlevée. Immédiatement une glycosurie

intense et permanente s'établit.

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