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ou même la cinquantième partie des doses antérieurement employées, injectée dans les veines, soit 0 gr. 2 à 0 gr. 5,-suffit à empêcher la glycosurie adrénalinique.
Chez un chien de 8 kilogrammes dont le pancréas est
totalement extirpé et qui depuis trois jours élimine d’une
- façon constante de 4 à 7 °/, de sucre, il voit le lendemain d’une injection de 5 grammes d'extrait la glycosurie tomber à 1 °/, le matin et 2°/, à midi. Mais le chien ne peut être suivi ; car il meurt accidentellement peu de temps après des suites d’une éventration.
Chez un chien opéré par Mo, il voit, à la suite d’injections intraveineuses répétées pendant trois jours, la glycosurie baisser de 1/3 pour remonter après cessation du traitement à son taux primitif, La nourriture restant
la même pendant ces diverses périodes.
Chez un malade de Kraus, âgé de 29 ans, éliminant
quotidiennement, malgré la suppression des hydrates de carbone, 2 litres 1/2 d'urine avec 2, 3, 4°}, de sucre, de l’acétone et de l’acide diacétique, deux injections font tomber la glycosurie au-dessous de 1 °/, et dispa-
raître l’acétone et l’acide diacétique.
Chez un jeune diabétique de 6 ans, après chaqueinjec-
tion, on constate une diminution très peu marquée du sucre, mais Ja disparition de l’acide diacétique et l’améligration de l’état général.
Chez un diabétique ancien qui depuis cinq ans avait une glycosurie à peu près constante de 3 °/, de sucre et même depuis un an de 5 °/ avec une quantité d’urines de 1.500 à 2.000 grammes, on voit à la suite d’une seule injection la quantité de sucre éliminée tomber
LE PATES CEA ‘au-dessous de 1 a+ émission urinaire restant la même.
Un diabétique de 35 ans du professeur LAZARUS qui depuis un an et’ demi éliminait 6 à 6 1/2 °/ de sucre, ( soit 40 à à 60 grammes par jour, voit après deux injections intra-veineuses la glycosurie faire complètement défaut pendant quelques jours pour remonter Fr à peu à son taux ancien.
Chez un vieillard de 65 ans du professeur Sucran, atteint de gangrène diabétique du pied, la glycosurie se supprime complètement à la suite d’une seule injection.
Les résultats sont également favorables dans deux autres cas ; chezun diabétique acétonurique atteint d’un furoncle de la nuque, l'injection fait disparaître l’acétone et l’acide diacétique. | :
Ces faits sont intéressants ; ils méritent pourtant d’être interprétés avec beaucoup de prudence; car, comme le. fait remarquer Minkowski, on obtient un fléchissement passager de la glycosurie avec quantité de substances capables de troubler momentanément l’équilibre nutritif.
Ces restrictions sont d’autant plus justifiées que presque tous les malades de Zuezzer ont présenté des phénomènes généraux passagers très marqués, frissons, fièvre jusqu’à 40°, vomissements, comme on en observe à la suite de l'injection de diastases végétales (extraits de levure par exemple); or Lépine en injectant à des chiens dépancréatés et glycosuriques du suc de levure a abaissé leur glycosurie. Il observe des abaissements semblables après injection de peptones. Pourtant ces substances n’ont rien de spécifique. Il est vrai qu'en
général dans ces cas il y avait diminution de la diurèse,
Rdre a AS LAN ce que n’observe pas Zuezzer ; el surtout, ZUELZER y insiste, l’abaissement de l'élimination de sucre observée ne commence pas immédiatement après l'injection, au moment de la réaction fébrile, mais plusieurs jours après, avec maximum d’effet au troisième ou quatrième jours, alors que le malade est revenu à l’état normal, comme si, dit-il, le ferment développait progressivement son activité.
Malgré ces quelques essais intéressants d’opothérapie, la question est loin d’être tranchée et on s’explique que devant l'insuffisance de cet argument, de nombreux physiologistes se soient efforcés de démontrer d’une façon indirecte l’existence de la sécrétion interne pancréatique. .
L'expérience de ta greffe, quand Mivxowski la réalisa, luisemblait une preuve absolue de l'existence d’une sécrétion pancréatique interne. Comment en effet expliquer autrement que par cette sécrétion, l’action de ce: fragment glandulaire séparé de ses connexions ?
PrLucer objecta pourtant que dans le pédicule vas-. culaire que l’on doit conserver pour assurer la vitalité de la portion greffée étaient des fibres nerveuses, grâce à l'existence desquelles ce fragment pancréatique pouvait exercer sur les centres nerveux une action modératrice.
HÉ£pow, LomBroso ont essayé de répondre à PrcucEr en coupant-tous les filets nerveux du pédicule et même, quand la greffe est suffisamment riourrie par les vaissceaux de nouvelle formation, en liant et en coupant le pédicule vasculo-nerveux. Cette fois la glande est bien
FE AE Mo séparée de toutes ses connexions. Souvent la glycosurie apparait ; l'apport sanguin se trouve en effet très dimi- nué. Pourtant dans quelques cas heureux, comme celui de LomBroso, la glycosurie fat seulement transitoire et. disparut bientôt pour ne devenir définitive qu'après l'ablation de la greffe.
Prcucer ne fut pas convaincu ; il objecta que, si la glande greffée a contracté de nouvelles connexions vasculaires suffisantes pour assurer sa nutrition, elle doit avoir contracté aussi de nouvelles connexions nerveuses suffisantes pour empêcher l'apparition du diabète. Argumentation bien subtile!
Il faut pourtant reconnaître avec Minkowsxa que les expériences de transplantation seraient bien plus probantes si, au lieu d’une simple marcotte, d’un simple changement de position d’une portion glandulaire conservant au début tout au moins une partie de ses connexions, on pouvait réaliser une greffe véritable (au sens où l'entendent les horticulteurs), c'est-à-dire faire vivre en un point de l'organisme un fragment de glande
emprunté à l’animal même ou à un autre animal, mais complètement détaché, séparé de toutes ses connexions.
Des expériences de ce genre (que des médecins américains auraient même tenté de pratiquer chez l’homme pour guérir le diabète ; citation de Minxowski) ont toujours échoué à éause de l’auto-digestion du fragment
grefté.
Expériences de transplantation pancréatique
Hédon, Martina. — Hépon a réalisé sans résultat et pourtant dans de bonnes conditions expérimentales une semblable expérience. Chez un chien dépaneréaté, dès que la :glycosurie commence à apparaître (18 gr. de sucre par litre, deux heures après l’extirpation de la portion de pancréas qu'il avait dans un premier temps placée sous la peau de l'animal), il transplante la portion duodénale descendante d’un pancréas prélevé chez un autre chien. Il anastomose l’artériole de la glande à
| la carotide et la veinule à la veine jugulaire du diabé-
tique par le procédé de Payr. La circulation sanguine s’effectue parfaitement dans les vaisseaux de la glande; mais cela n’empêche pas la glycosurie de s’accroître comme cela se passe d'ordinaire après extirpation totale (54 gr. par litre au bout de deux je Donc résultat absolument négatif.
, Martina (Deutsche Medizin. Wochen., 1908, n° 1) publie une expérience qu’il considère comme ééeiest Se basant sur les expériences réussies de Payr d’implantation de tissu thyroïdien dans la rate, il implante dans la rate d’un chien un fragment de pancréas. Ce chien survécut à l'extirpation du reste de son pancréas trois mois pendant lesquels il eut un diabète d’assez grande intensité. Cette survie anormale après extirpation totale du pancréas amène MaRTINA à penser que le fragment greffé a modéré le diabète qui a
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évolué comme un diabète par extirpation partielle (1).
Transfusion. — Parmi les procédés destinés à prou-
ver indirectement l'existence dans le sang d’un produit
de sécrétion interne pancréatique, il faut citer surtout les essais déjà anciens de transfusions et les expériences
très récentes de parabiose.
Hénon injecte du sang d’un chien sain dans les vaisseaux d’un animal pancréatectomisé. Dans un seul cas, il obtint une diminution de la glycosurie.
Lépine dans ses expériences de transfusion n’observe guère de diminution de l’hyperglycémie, mais toujours une assez grosse diminution de la glycosurie.
Les expériences les plus récentes dé Hépon sont les suivantes :
1° Il recueille le sang ayant traversé le pancréas en introduisant une canule paraffinée dans une veine pancréatique et il injecte le sérum dans une veine d’un chien diabétique ; la glycosurie a continué à s’accroître progressivement comme elle l'aurait fait sans ce traitement. ALEXANDRE et HERMANN ont fait les mêmes expériences avec le même résultat négatif.
2° Hépon'saigne à blanc un chien de petite taille diabétique et, ayant anastomosé sa jugulaire avec la carotide d’un chien normal de forte taille, remplace tout le sang du premier par le sang du second. Après trois saignées semblables et trois transfusions, il estime que
1. Dès 1892 Thiroloix avait déjà tenté la même expérience, en greffant dans l’épiploon de chiens qu’il prive ensuite de leur pancréas, des fragments de pancréas sclérosé par injection intracanaliculaire, empruntés à un autre animal.