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chien de 5 kgr. 020. Le 4 janvier 1899, il lui enlève un morceau de pancréas du poids de 15 grammes ; il laisse un fragment de glande au voisinage de la rate, d’une longueur de 3 centimètres. L'animal resta sept semaines sans glycosurie ; les premières traces de sucre d’ailleurs très minimes, en général moins de 1 gramme par jour, ne furent trouvées dans l'urine qu’à partir du 21 février. Pendant onze mois, il y eut une glycosurie légère et. inconstante, sans changement notable même après ingestion de pain. Douze mois après l’opération, la glycosurie augmente, montant parfois jusqu’à 9 et 10 grammes par jour, en même temps que diminuait le nombre des jours où la glycosurie faisait défaut. Treize mois et demi après l’opération, le diabète fut permanent. Pendant trois mois, l’animal n’élimina que de petites quantités de sucre, étant nourri de viande. Puis l'élimination de sucre augmenta et pendant cinq mois, on assista à l’évolution d’un grand diabète avec élimination quotidienne oscillant entre 20 et 50 et même 60 grammes
glucose
r ort de sucre, rapp ie
en général égal à 2. L'animal
mourut le 19 octobre 1893, huit mois après le début du diabète continu, un an et neuf mois après l’opération.
L'acétone et l’acide diacétique furent rarement trouvés chez ces animaux, ou plutôt, si la réaction de GERHARDTI ne fut trouvée que deux fois chez le second animal, au moment où on lui fit ingérer du pancréas cru, l'acétone fut trouvée presque continuellement et
même d’une facon irès précoce, mais son élimination
fut extrêmement faible et n’augmenta pas pendant l'évolution du diabète. S | |
A l’autopsie, chez le premier animal la portion pancréatique restante ne consistait plus qu'en quelques petits lobules qui ne purent être trouvés que par des coupes en série de la concavité du duodénum, lobules très sclérosés et infiltrés.
Chez le deuxième animal, la, portion pancréatique restante fut trouvée derrière l'estomac ; il n'y avaitplus trace de tissu glandulaire, mais seulement du tissu conjonctif avec quelques zones d'infiltration embryonnaire et sur les coupes superficielles, des nids de cellules ganglionnaires. Un autre très petit fragment trouvé vers la portion descendante du duodénum montrait à la coupe des cellules glandulaires peu modifiées, avec pourtant sclérose et infiltration embryonnaire.
Le foie est à peu près normal histologiquement chez les deux animaux ; il pèse 202 grammes chez le premier ; 118 gr. 5 chez le second et ne présente pas de dégénérescence graisseuse ; pas de réaction du glycogène. Les reins sont intacts. Les muscles ne présentent pas de dégénérescence graisseuse. SANDMEYER pense que les dégénérescences graisseuses du foie, des reins, des muscles, observées par MeriNG et Misxowsxkrel par luimême dans les ablations totales du pancréas en une seule séance, doivent relever des suppurations qui sont presque constantes.
Hépon a complété ces données sur cette forme chronique du diabète pancréatique expérimental. Lorsqu'on
laisse, dit-il, le tiers ou même le cinquième de la glande, -