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la glycosurie fait sûrement défaut ; elle manque même parfois lorsqu'il subsiste un fragment de glande bien plus petit. Il ajoute avec Minkowski « que ce n’est pas tant Le volume du fragment glandulaire qui importe que l'état de sa nutrition (irrigation, innervation). » Lorsque, dit Hépon, le diabète survient dans des cas d’ extirpation partielle,ou bien il est atténué réduit parfois àune simple glycosurie alimentaire, lorsqu'on met l’animal à un régime hydro-carboné, ou bienil ne survient que tardivement, après plusieurs mois, augmentant progressivement et pouvant se transformer en diabète grave, comme si le reliquat glandulaire dégénérait {entement.
Hépon, dans les «Travaux physiologiques, 1898 », rapporte deux expériences où, après extirpation incomplète du pancréas, il n’y eut pas de glycosurie, le sucre n’apparaissant qu'après l’ablation du fragment laissé en place, fragment de la queue du pancréas pourtant très sclérosé par la rétention du suc pancréatique. Les traumatismes opératoires déterminaient bien des glycosuries, mais passagères.
Il rapporte ensuite trois expériences où il réussit à obtenir les formes de diabète atténué vues par Mix- KowsKki. Dans l’une d'elles, il s’agit d’une simple glycosurie alimentaire, cessant lorsque l’animal est au régime carné. Dans la seconde, ce fut encore une glycosurie alimentaire, le sucre n’apparaissant dans l'urine qu’après ingestion de quantités considérables de pain, de saccharose ou de glucose. Dans la troisième expérience
citée, HéDon obtint une glycosurie d’abord légère et
.inconstante qui finit par devenir plus marquée et persistait même après un jeûne de près de vingt-quatre heures, quoique nettement influencée par l'alimentation. Cependant la glycosurie ne dépassait guère 3 °/..
Hépox a pu reproduire enfin les glycosuries vues par SANDMEYER, glycosuries tardives après extirpation très incomplète du pancréas et augmentant progressivement d'intensité jusqu’à devenir’ des diabètes graves.
Signalons encore quelques autres recherches entreprises dans le même ordre d’idées.
Tarrozorx, dans sa thèse, cite deux observations où des fragments glandulaires furent intentiounellement laissés au cours d’une pancréatectomie, une fois dans la portion splénique, une fois dans la concavité gastroduodénale. Dans ce dernier cas,la survie fut très remarquable, 81 jours ; l’état général fut pendant longtemps satisfaisant et l’on vit même pendant une quinzaine de jours l’animal augmenter de poids malgré la continuité de la glycosurie. À deux reprises, la glycosurie fit défaut pendant trois jours ; le reste du temps, elle fui continue à un taux élevé jusqu’à 60, 70 et 80 grammes par jour pour un chien de 9 kilos.
Carnor (20) a pu obtenir plusieurs fois des el ycosuries transitoires après injections de culture de colibacille ou de bacille de Koch dans les canaux ou les voies lymphatiques du pancréas. |
Dans une très curieuse expérience, il a pu reproduire par injection de bacille de Koch dans les voies lymphatiques de la glande, un diabète de très longue durée
(5 mois) assez irrégulier, parfois intense (jusqu’à
69 grammgs de sucre par litre). L’examen histologique du pancréas lui a permis de constater de la selérose péri- -vasculaire et péri- -canaliculaire, sclérose fine par “places avec de nombreuses cellules conjonctives, pénétrant dans les lobules et même dissociant les acini. Il
y a souvent prolifération irritative des cellules dont 1e
nombre est augmenté. Il en résulte un aspect très dense,
très coloré, un peu confus de ces points spéciaux. Il existe enfin de la dégénérescence graisseuse,
Il est très intéressant de conslaler expérimentalement les rapports de fa sclérose fine et dissociante avec le
diabète, rapports sur lesquels les examens anatomo-
pathologiques pratiqués chez l’homme attirent si sou-
vent l'attention. Il est regrettable que l’état des îlots de
LAxGEeRHANS ne soit pas signalé dans cette observation.
ES
L’attention n’était pas encore à cette époque attirée
comme il convient sur ces formations.
De Rewzi et REALE, dans un cas où ils avaient conservé le huitième du pancréas, ont vu éclaler un diabète
aigu. À l’autopsie ils ont trouvé 2 grammes de pancréas
histologiquement normal et digérant l’amidon et la ®
fibrine.
Trserri et FRANGHETTI (141), à la suite de leurs abla-
tions pancréatiques partielles, voient ou bien lPabsence de glycosurie ou bien des glycosuries légères et passagères, ou bien des glycosuries graves. Ces différences leur semblent en rapport avec la quantité de pan-
créas enlevée.