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| dissocient les tubes contournés difficilement reconnaissables. - Dans la substance médullaire, on rencontre de véritables petits abcès miliaires refoulant les raie droits.
Les capsules surrénales sont à pou près normales d'aspect, mais présentent d'assez nombreux amas leucocytaires dans la zone réticulée.
En somme, pyohémie avec abcès miliaires dans tous les organes ayant eu pour point de départ une petite suppuration péri-pancréatique qui s’est développée lentement, favorisée par l hyperglycémie.
Tel est le résultat de Dame ns X
Le fragment pancréatique enlevé au cours de la seconde opération a été examiné histologiquement. Il se montre d’aspect
tout à fait normal et semble assez riche en tlots de Langerhans.
Chien X. — Opéré dans le laboratoire de M. le professeur Achard à la Faculté, avec l’aide de notre ami Feuillée, à qui nous adressons ici nos remerciements. |
| Opéré le 19 octobre 1911. |
. Le 27 octobre 1911. — L'animal dont les urines ont été examinées quotidiennement depuis le jour de l’opération n’a jamais présenté de glycosurie.Santé parfaite. Poids 12 kgr.500.
Le 12 novembre. — Étant donnée l'absence constante de glycosurie, on ajoute à l’alimentation de ce chien pendant deux jours environ 60 grammes de sucre. Épreuve négative: pas de glycosurie à Ja fin du second jour.
Le 14 novembre. — Près d’un mois après la première opération, l'animal est réopéré. Au milieu d’adhérences nombreuses et de fausses membranes déjà résistantes, est isolé péniblement un petit noyau pancréatique un peu plus gros qu’une
Jacob 10
noix. Il est libédéiet enlevé, semble-t-il, en totalité, au ras: du duodénum, après ligature du Wirsung que l’on trouve bien perméable. L'animal En laissé en liberté jusqu’au 19 novembre (les urines n’ont pas été examinées les premiers jours).
Le 19 novembre. — Glycosurie légère sur un échantillon du soir; 14 grammes de sucre par litre,
L’animal est en très bonne santé, ne présente aucun amai- Btissement appréciable. Il a un léger ictère.
Le 20 novembre. — Urines de vingt- ns heures:
Volume : 600 centimètres cubes.
Glucose : 27 gr. 4 par litre ; 16 gr. #4 par ue heures.
Azote total : 4 gr. 85 parlitre.
Azote de l’urée : 4 gr. 047 par litre.
Urée : 8 gr. 67 par litre, 5 gr. 16 par vingt-quatre heures.
Rapport azoturique : 83 °/..
Pigments biliaires. |
Pas de réaction de Gerhardt.
Jusque-là l'animal est en parfaite santé. Il a conservé son embonpoint ; il est gai. Pas de polyurie. Appétit conservé, mais non exagéré. 1] semble évoluer vers un petit diabète.
Les plans superficiels de la plaie opératoire ont cédé sous l'influence d’une suppuration d’origine externe; mais les muscles semblent réunis.
L'animal présente un ictère par rétention avec matières féca- | les volumineuses, graisseuses, et absolument décolorées.
Le 24 novembre. — Urines de vingt-quatre heures : 450 à 500 centimètres cubes.
Glycose : 25 gr. 50 par litre: 12 à 13 grammes pour vingt-quatre heures.
Pas de réaction de Cobhardé
Traces d’acétone par la réaction de Lieben sur urines dis-
tillées.
__ Malgré la faible élimination de sucre et d'azote, l'animal a
maigri assez notablement depuis quatre ou cinq jours, fait explicable par la double suppression des sécrétions biliaire et pancréatique.
Le 24 au soir l’animal s’éventre, malgré la suture aux fils de bronze et une anse intestinale se montre à l'extérieur. La paroi . est bites Mais l’animal meurt de péritonite le 26 au matin,
Donc survie de douze jours avec petit diabète continu.
La mort est tout à fait accidentelle et n’a rien à voir avec l’évolution normale du diabète.
Résultats : première ablation partielle, insuffisante: pas de glycosurie, même alimentaire.
Deuxième ablation, aussi complète que le permettaient les nombreuses adhérences qui entouraient la glande, pratiquée un mois après la première : apparition d’un diabète léger, avec glycosurie faible, mais continue ; persistance d'un bon état général. nil
Ce diabète atténué permebtait à lui seul d'affirmer qu’un
‘peu de pancréas persistait chez cet animal : c’est ce qu’a mon-
tré Pautopsie.
AuTopsie. — Péritonite aiguë avec vascularisation, congestion des anses intestinales très distendues.
Le duodénum est coudé par de nombreuses adhérences très serrées au milieu desquelles, contre le duodénum même, il est facile de retrouver un petit fragment pancréatique d’apparence à peu près normale à la coupe et de consistance physiologique. Il n’y a pas trace ailleurs de pancréas.
Le cholédoque, très distendu, est enserré à sa partie infé-
rieure par les adhérences, expliquant l’ictère par rétention. Le foie n’est pas très volumineux ; mais présente l’aspect d’un foie de rétention biliaire.
Seul un petit fragment pancréatique et quelques portions de la glande thyroïde ont été prélévés, la mort par péritonite et les altérations cadavériques ne permettant guère un examen histologique. :
Par contre nous avons pratiqué avec beaucoup de soin l’examen histologique du fragment pancréatique enlevé au cours de la seconde opération et immédiatement fixé par le liquide de Bouin, par le liquide de Zenker et par l'acide osmique (liquide de Lindsay). Ces deux derniers fixateurs nous ont d'ailleurs donné, pour la recherche des îlots de Langerhans, de bien meilleurs résultats que le prémier.
Il n’y a pas de sclérose ; les acini sont normaux,
Les îlots de Langerhans sont surtout remarquables par leur nombre et par leurs dimensions.
Pour essayer d’en préciser le nombre, nous nous sommes efforcés de faire quelques numérations. Nous n’avons tenu compte que de formes nettes visibles à un grossissementmoyen, aussi ces chiffres n’ont-ils qu’une valeur relative. Nous trouvons une fois sur 16 mmdq., douze îlots de Langerhans nets. Sur une autre coupe autrement colorée(hématoxÿline-érythrosine) nous arrivons à seize îlots normaux et indiscutables pour 16 mmgq.
Enfin la majorité de ces îlots sont de grandes dimensions, plus volumineux que ceux examinés sur quelques coupes de pancréas normaux de chien. Leurs cellules sont bien distinctes ; la vascularisation en est très riche. :
Rappelons que ce fragment pancréatique peu volumineux
avait suffi à protéger l’animal du diabète qui n’était apparu, et encore très atténué,qu’après une ablation presque tot ale du
pancréas.
Chien XI. — Opéré avec l’aide de notre ami Feuillée, le 27 septembre 1911.
Poids : 6 kgr. 500.
Poids de pancréas enlevé: 11 grammes.
Les 28, 29, 30 septembre, 1° 2, 3, 4, 5, 6 octobre. — Les
urines sont examinées ; pas de glycosurie.
L'état général est excellent.
Le 10 octobre. — Pendant six jours on ajoute du sucre à l’alimentation, d’abord 25 grammes environ par jour; puis la dose est élevée jusqu’à 60 grammes sans provoquer la moin- dre glycosurie alimentaire.
Mortimprévue dans la nuit du 26 au 27 octobre. Depuis quelques jours l’animal avait de la diarrhée.
Auropsie. — Le fragment pancréatique laissé ne pèse que
3 gr. 60. Il est gris rosé, de consistance normale, facilement isolable. Ïl n’y a pas trace de suppuration autour de lui. Il ne reste en aucun point de tissu pancréatique. La vascularisation intestinale est parfaite.
Le foie est gros, extrêmement congestionné, rouge lie de vin, très friable.
Le corps thyroïde semble augmenté de volume et congestionné.
Les surrénales semblent un peu plus grosses que d'habitude.
Les reins présentent une substance corticale congestionnée avec vaisseaux très dilatés, formant un piqueté rouge violacé.
Nulle part il n’y a trace de pus.
L'animal a dû mourir de quelque infection mal déterminée ; il ne semble pas qu’elle soit d’origine opératoire. Le PAS pancréalique seul a été examiné histologiquement. Malgré les altérations cadavériquesonen reconnaît bien , les parties conslituantes, acini etîlots. Il n’y a pas de sclérose. Les vaisseaux sont dilatés et gorgés de globules rouges. Les îlots semblent tout particulièrement abondants et volumineux. | | Il nous a été donné à plusieurs reprises sur la même coupe de pouvoir réunir dans un champ microscopique de 0 mm. 31 de diamètre (mesuré au micromètre) trois volumineux îlots. . Un îlot allongé mesuré à la chambre claire a 127 , dans sa
plus grande longueur.
Chien XII. — Diabète latent mais facile à mettre en évi- -dence par différentes épreuves (glycémie alimentaire, glycosurie alimentaire) devenant brusquement ‘un diabète grave quinze mois après l’opération sous l'influence d’une alimentation hydrocarbonée riche et prolongée. Poids : 6 kgr. 500.
Opéré le 4 octobre 1910.
Un petit morceau de pancréas qui ne pèse certainement pas plus de 4 ou 5 grammes reste en place autour du,canal de Wirsung.
Le 5 octobre. — Pas d'urine.
Le 6 octobre. — Pas de glycosurie.
Le 7 octobre, — Le matin pas de glycosurie.
Lesurines du soir réduisent faiblement la liqueur de Fehling, même après défécation avec le réactif de Patein ; donc gly-
cosurie très faible, mais certaine.
Le 9 octobre. — Pas de glycosurie.
A PURE PT Le 18 octobre. — Pas de glycosurie.
.Les matières fécales sont molles, volumineuses, grisâtres. -L’examen microscopique y montre de très nombreuses fibres musculaires dont on réconnait nettement les striations longitudinales et transversales. On trouve peu de gouttelettes de graisse ; mais l'animal n’en absorbe que ce qu il trouve qons, la viande qui constitue son alimentation.
… Le 20 oclobre. — Pour savoir si, malgré l’absence de glycosurie, quelque méthode précise ne pourrait pas mettre en évidence certain trouble dans l'utilisation des substances hydro-carbonées, nous avons demandé à notre ami Baudouin de vouloir bien doser le sucre dans le sang avant et après ne prise de glucose. 6 |
Les dosages ont été faits d’après la méthode de Bertrand (dissolulion par le ‘sulfate ferrique de l’oxydule de cuivre - formé en présence d’un excès de liqueur de Fehling, puis dosage par le permanganate de potasse du sulfate ferreux formé) Nous . n’insistons pas sur les différentes opérations que comporte le dosage précis du sucre dans le sang. Baudouin les a exposées avec toute la minutie désirable dans sa thèse (Etude sur quelques glycémies. La glycémie expérimentale. Paris, 1908).
Les précautions les plus grandes ont été suivies pour éviter toute cause d'erreur. Les prises de sang ont été faites dans l’artère fémorale. L'animal était très étroitement ligotté pour qu’il ne puisse se débattre et faire ainsi monter le taux de sa glycémie. Nous avons opéré sur la plus petite quantité de sang possible pour ne pas introduire cette autre cause d'erreur : l'hyperglycémie consécutive à la saignée, signalée par Claude- Bernard, Éewandowski, Schenck, Rose. À chaque prise, nous
avons prélevé 10 centimètres cubes de sang immédiatement
recueillis sur du fluorure de sodium. Pour nous mettre à l'abri de la cause d'erreur due à la contention et aux mouvements de l’animal (diabète par contention de Bœhm et Hofmann), nous avons fait une demi- heure après la première prise une seconde prise de contrôle.
Nous avons toujours opéré sur le sang circulant. Une | hémorragie s'étant produite après la seconde prise, par l'orifice de pénétration de l’aiguille dans l’artère, celle-ci a été pincée latéralement et non en totalité pour éviter la stagmation du sang. |
Voici le tableau de l'expérience.
A 3 h. 1/4. — Première prise : teneur en glucose : 1 gr. 29 par litre. 2
A 3h. 3/4. — Deuxième prise (prise a à teneur en glucose : 1 gr. 79 par litre.
À 4 heures. — On fait ingérer à la sonde sans détacher l’animal 20 grammes de glucose en solution dans 50 centimètres cubes d’eau. |
À 5 heures. — Troisième prise teneur en glucose : 2 gr. 47 ‘par litre.
Observation : L'animal s’est notablement débattu pendant les premières minutes ; il est resté parfaitement calme de 4 heures à 5 heures.
Résultats de l’expérience :
Il existe une légère glycémie incontestable révélée par le premier dosage qui donne 1 gr.29 par litre tandis que Lépine, dosant également par la méthode de réduction les matières sucrées du sang, donne chez Ile chien une moyenne de 0 gr. 80 °/. et que Liefmann et Stern. indiquent 0 gr. 6 à 1 gramme (Bioch. Zeitschrift, 1, 299).
= Baudouin, chez des chiens qui ne se sont pas débattus trouve, lors des premières prises, 1 gr. 14, 0 gr. 97, 0 gr. 8%
La très notable élévation de la glycémie consécutive à l’in-
… jection d’une petite quantité de glucose (20 gr.) semble en
faveur d’un trouble dans la fixation du sucre. Mais l'écart assez considérable constaté entre le chiffre de la première prise et celui de la seconde : 1 gr. 29/èt Lgr.79, amène à se demander la part qui revient dans l'élévation de la glycémie à l’hyperglycémie de contention. Pourtant l’animal est resté parfaitement calme entre la seconde prise et la troisième.
1# décembre. — L'animal est dans un état de santé parfaite; son poids ne s’est pas modifié. Il semble que les troubles digestifs du début dus à l’insuffisance pancréatique externe aient à peu près disparu. Les matières fécales sont d'apparence lout à fait normale macroscopiquement et microscopiquernent. Pendant plusieurs jours l’animal a été soumis à un régime riche en hydrates de carbone (soupe, pain, 10 à 15 gr.de sucre : par jour) ; les urines sont examinées chaque jour : il n’y a pas de glycosurie. |
Entre onze heures du matin et deux heures de l’après-midi, le chien ingère environ 60 grammes de sucre ordinaire. Une demi-heure après la dernière ingestion les urines sont prélevées et réduisent légèrement la liqueur de Fehling. Après défécation par le réactif de Patein, on peut s’assurer qu’il s’agit bien de glucose et la titrer (4 gr.85 par litre).
Le 6 décembre. — Une heure après l’ingestion de 20 grammes de glucose pris en une seule fois, les urines réduisent faiblement la liqueur de Fehling.
Il y a donc certainement glycosurie alimentaire, mais avec
des doses de sucre assez voisines de celles susceptibles de
provoquer une glycosurie physiologique chez un animal nor- ‘mal de son poids. | |
Le 15 décembre. — Nous avons cherché si cet animal, privé de la plus grande partie de son pancréas, facilement glycosurique alimentaire, serait plus sensible à la glycosurie adrénalinique qu’un animal normal. Partant des chiffres éta-blis par Bierry et Gatin-Gruzewska (sous la peau 1 milligramme d’adrénaline par kilogramme, 1/3 de milligramme dans les veines provoquent la glycosurie), nous voulions injecter deux milligrammes d’adrénaline dans la saphène (l’animal pèse 6 kg. 500). Mais la veine ayant été difficile à trouver, 1 milligramme passa presque en tolalité non dans la veine, mais sous la peau de la patte. La dose fut complétée par injection intra-péritonéale de un milligramme d’adrénaline, l’effet de l’injection intra-péritonéale étant le même que celui de l'injection intra-veineuse.
L'animal présente une assez vive réaction péritonéale avec vomissements qui durèrent une journée. Il n’y eut pas de
glycosurie.
Cette absence de glycosurie adrénalinique chez cet auinal privé de la plus grande partie de son pancréas et faisant facilement de la glycosurie alimentaire mérite d’être signalée. Nous avons vu que Zuelzer, Lœwy, insistent sur l’antagonisme qui existerait entre le produit de sécrétion du pancréas
et l’adrénaline.
Lépine faisant des injections d’adrénaline à dose susceptible de provoquer la glycosurie à des animaux qu’il vient de dépancréater ne trouve pas que la glycosurie obtenue soit beau-
coup plus forte que s’il s'était agi d'animaux normaux. Il est
—.155 — | vrai, ajoute-t-il, que ces animaux venaient d’être dépancréatés ; on peut donc supposer que leur organisme contenait encore en quantité suffisante la substance active se trouvant dans la sécrétion interne du pancréas.
Pour savoir ce que deviendrait ultérieurement cet animal, on l’a laissé vivre. Actuellement (janvier 1912) il est toujours en parfaite santé ; opéré depuis un an et trois mois il a dépassé de près d’un kilogramme son poids initial.
Il a été suivi à deux reprises pendant quelques jours.
Du 19 au 27 juillet 1911. — Il est soumis pendant huit jours à un régime de 450 grammes de viande maigre, qui représente pour lui un régime de léger engraissement. Il n’a pas présenté de elycosurie. Poids : 7 kilogrammes.
Les matières fécales sont molles. Elles présentent de très nombreuses fibres musculaires très morcelées, mais à stria- tion souvent encore reconnaissable. Gouttelettes de graisse
très rares, quelques rares cristaux d’acide gras. Le chien présente assez souvent de la diarrhée. Du 8 octobre au 12 décembre 1911. — Ce chien a pu être suivi avec beaucoup de soin, dans le laboratoire de M. Richaud, grâce à notre ami Bidot, ancien interne en pharmacie des hôpitaux. |
Nous tenons à le remercier ainsi que M. le professeur agrégé Richaud qui nous a fort obligeamment accuelli dans son labo- ratoire à l’hospice d’Ivry.
Du 8 au 13 octobre, ce chien a reçu chaque jour le repas suivant HS
Pain : 50 grammes.
Viande de bœnf : 30 grammes.
Beurre : 15 grammes.
Lait : 250 grammes. .
Pommes de terre : 100 grammes.
Chlorure de sodium : 5 grammes environ.
Le tout était cuit ensemble, formant une bouillie parfaitement homogène. |
Le 13, le 14, et le 15 octobre, les quantités ci-dessus sont doublées.
Le 13 octobre le chien est mis en. cage jusqu’au 16 (Avant la mise en cage, le chien est longuement promené afin d’assurer l’évacuation de sa vessie et de son intestin).
Pendant ces trois jours les urines et les matières fécales sont recueillies.
bLés 16, 17,18, 19 octobre, — Soupe maigre avec pain et viande de bœuf cuite.
Le 20 octobre. — 600 grammes de lait.
Le 21 octobre, — 600 grammes de lait.
Du 22 au 25 octobre. — Soupe au pain, lait, un peu de viande cuite. :
Le 25 octobre.— Soupe au pain, pommes de terre en petite quantité, viande de bœuf, pas de lait.
Les 7, 8, 9, 10, 11 novembre. — Soupe maigre sans lait et viande.
Le 12 novembre. — Poids de l'animal 7 kilog. 400. Il a augmenté de 400 grammes pendant cette période d’observation.
Urines du 13 au 14 Dei bee — Volume : 450 centimètres cubes.
Couleur : jaune citrin foncé.
Aspect : un peu trouble.
Réaction : alcalines au tournesol.
Densité : 1031.
| — 157 — Acidité en présence de phtaléine calculée en HCI par litre, 0 gr. 29; par vingt-quatre heures, 0 gr. 13. | | Urée : 11 gr. 97 par litre; 5 gr. 38 pour les vingt-quatre heures. : | Azote tolal exprimé en urée : 15 gr. 88 par litre; 7 gr. 14 pour les vingt-quatre heures. ; Chlorures : 4 gr. 56 par litre; 2 gr. 05 pour les vingt-quatre heures. ‘ Glucose (polarimètre) : 38 gr. 52 par litre; 17 gr. 33 pour les vingt-quatre heures.
Albumine, environ 0 gr. 15 par litre.
Rapport azoturique : 75,38.
Urines du 14 au 15. — Volume en vingt-quatre heures : 700 centimètres cubes.
Densité : 1026.
Glucose : 36 gr. 25 par litre; 24 gr. 37 par vingt-quatre heures. | ;
Urines du 15 au 16. — Volume en vingt-quatre heures : 600 centimètres cubes. £ ds
Densité : 1028.
Glucose : 35 gr. 30 par litre; 21 gr. 18 pour vingt-quatre heures. | Ces trois analyses d’urines correspondent aux trois Se où
l’animal ingérait :
Viande de bœuf. . . . . 60 grammes PAM Men. ee ue MONTE Bonne TE en ON —
AU LE Oe MR EAN PNEU A NIET EEE)
Pommes de terre . . . . 200 ee
Le 19 octobre, — Après trois jours de soupe maigre avec pain et viande, sans lait ni pommes de terre, les urines réduisent très faiblement la liqueur de Fehling : traces de sucres.
Le 20 octobre. — Glucose en très petite quantité. Réduction nette. pe
Le 21 octobre. — Réduction très légère ; très petite quantité de glucose.
Le 22 octobre. — Pas de réduction; pas de glucose.
Le 26 octobre. — Sur un échantillon d’urines, on trouve 6 gr. 19 de sucre par litre; or le 25. l'animal n’avait pris que de la soupe avec un peu de pommes de terre et pas de lait.
Les 7, 8, 9 novembre. — Pas de sucre. ù
Le 10 novembre. — Traces de sucre.
Le 11 novembre. — Un échantillon d’urine prélevé deux heures après le repas contient ? gr. 26 de sucre °/oe.
On voit nettement l’influence alimentaire sur la production de cette glycosurie, Lorsqu’elle est faible, lorsque la quantité d’hydrates de carbone ingérée ne dépasse que peu la tolérance de l’animal, le sucre ne se montre qu’après lés repas.
Après ces constatations, il nous paraissait évident que un an après son opération, malgré son état de santé parfait, malgré l’augmentation du poids, ce chien avait conservé comme signe
d'insAffisance pancréatique une réduction très: marquée dans sa faculté de fixer les hydrates de carbone.
Pour juger de la valeur de cette glycosurie alimentaire et nous assurer qu'une alimentalion aussi riche en hydrates de carbone n’était pas susceptible de produire le même effet sur un animal normal, nous avons pris un chien on pesant plus d’un kilogramme de moins que le nôtre (5 kilog. 800) et
nous l’avons soumis le 28 octobre au même régime, en en
2 eg ee
supprimant ‘simplement le beurre, inutile dans la circonstance.
Pain sum M a 100/grammes Viande de bœuf. . . . . 60 — DR RE UN A SO ere
Pommes de terre . . . , 9200 —
Témoin. x} Urines du 28 au 29 octobre. — Réduction nette de la liqueur de Fehling après défécation. Présence de sucre dans les urines, mais en très petite quantité.
Urines du 29 au 30. — Après défécation soigneuse et avec une grande quantité d’urines, virage léger de la liqueur de Fehling au jaune orangé sans précipitation d’oxydule de cuivre : traces très faibles de sucre.
Urines du 30 au 31. — Traces de sucre évidentes après défécation. Rotation au polarimètre représentant environ 1 gr. 36 de glucose par litre.
Si l’on compare ces minimes quantités de sucre à celles
éliminées par le chien en expérience soumis au même régime
(38 gr. 52, 36 gr. 25, 35 gr. 30 par litre),on ne peut plus dou-
ter qu’il n'existe chez ce dernier un « diabète latent >» pour employer l'expression de Van Noorden.
ANALYSE COPROLOGIQUE. — Il était intéressant de chercher si, demêmeque laglycosurie alimentaire montrait un trouble dans les fonctions pancréatiquesinternes,l’examen coprologique ne mettrait pas en évidence, malgré le bon état général, un trou- ‘ ble digestif relevant de l’insuffisance pancréatique externe.
| Mais ici les résultats sont moins concluants. Nous voulions pour l'épreuve des graisses éliminées soumettre pendant trois jours le chien à un régime contenant une quañtité donnée de
graisse (nous avons choisi le repas d’épreuve de Gaultier) et
PR LADONTE < ME ut