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SANDMEYER. Le diabète qui évolue dans ces conditions est toujours un diabète atténué. |
IL. — Nous avons pu, par l’ablation partielle du pancréas, en laissanten communication avec le canal excréteur un fragment glandulaire, représentant la sixième | partie environ de la glande, reproduire des formes rappelant en tous points les formes cliniques du diabète humain. Nous avons vu évoluer: des diabètes graves, irréductibles par le régime, avec amaigrissement lent et continu, marche progressive aboutissant à la mort en trois ou quatre mois. À
La glycosurie peut dans ce cas débuter immédiatement après l'opération (on peut trouver du sucre dans les premières urines émises) ; elle peut faire défaut dans les premières heures et même dans les premiers jours pour s'installer ensuite, atteignant progressivement un taux élevé auquel elle se maintient ; elle peut enfin évoluer en plusieurs temps : une glycosurie immédiate qui disparaît au bout de quelques heures, une phase de deux ou trois jours où l’urine ne contient pas de sucre et enfin la glycosurie tardive et définitive qui seule mérite le nom de diabète, la glycosurie transitoire du début semblant relever d’une excitation nerveuse.
Cette glycosurie transitoire du début survenant immédiatement après l'opération peut d’ailleurs s’observer dans des cas où elle disparaîtra complètement sans laisser aucune trace et sans qu’apparaisse jamais la glycosurie tardive et définitive ; elle peut succéder à toute section ou traumatisme de la glande. Elle doit être
complètement distraite du diabèle ; car, comme l’a dit
dans son rapport Pari (de Padoue) au XX° Congrès de Ja Société Italienne de Médecineinterne (Semaine Médicale, 1910), pour qu'il y ait diabète, il faut qu'il y ait permanence, sinon de la glycosurie, du moins de la cause qui l’a produite ; il faut que subsiste un trouble gi - permanent et souvent progressif dans le métabolisme des hydrates de carbone, facile à mettre en évidence par l'épreuve de la glycosurie alimentaire.
A côté de ces formes graves et progressives de diabète signalées plus haut et rappelant lés diabètes aigus des jeunes gens, nous avons, dans. un cas, vu évoluer un diabète comparable aux diabètes sans dénutrition des personnes âgées.
L'animal dont nous avons donné l'observation a pu être observé pendant quinze mois. Dès le début, malgré
absence de glycosurie, l’hyperglycémie alimentaire, la
- facilité avec laquelle on provoque la glycosurie alimentaire, montrent que l’opération a déterminé un trouble dans la faculté d’assimiler les hydrates de carbone. Or un an après l’opération, ce trouble subsiste ; après trois jours d’un régime riche en hydrates de carbone, on observe une glycosurie très forte qui subsiste pendant plusieurs jours après la cessation du régime en s’atténuant d’ailleurs, et disparaît complètement avec le régime carné.
.- Enfin, chez ce même animal, on arrive à provoquer
“par une alimentation hydro-carbonée riche et prolongée | “une glycosurie cette fois très importante et qui semble devenue irréductible même par un régime carné strict.
Comme dans les diabètes humains, nous remarquons Jacob 13
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ici, entre le moment où l’on commence à faire suivre à l'animal un régime exclusivement hydro-carboné et le moment où apparaît la glycosurie, une sorte de « temps perdu » correspondant à ce que M. Marcel Labbé appelle en clinique phase d’hyperglycystie. IL semble que l’or-
ganisme ait besoin de se saturer de glucose avant de.
l'éliminer. | ; |
Nous remarquons enfin l’effet nocif de l’ingestion des hydrates de carbone en quantité très supérieure à celle qu’est capable d’assimiler l’organisme, puisque c’est sous l'influence de cette ingestion que ce diabète latent s’est transformé en diabète permanent et irréductible.
Nous comparerions volontiers l’animal — et par extension le malade — à pancréas réduit ou altéré, à
un cardiaque atteint d’une lésion orificielle bien com-
pensée. Si l’on ne demande au cœur que l'effort qu'il est capable de fournir, aucun accident n’éclate ; si l’effort réclamé est supérieur à celui que peut fournir le myocarde, mais temporaire, apparaissent des troubles asystoliques que le repos peut faire cesser ; si l'effort excessif se prolonge, l’asystolie devient définitive et irréductible. Le travail excessif imposé à un pancréas altéré, c’est l’utilisation des hydratés de carbone. :
IV. — L'étude des organes de nos animaux diabétiques nous montre la fréquence de la surcharge graisseuse des organes et en particulier du foie. Il s’agit bien là d’une complication du diabète, qui n’a rien à voir avec l’infection et les suppurations ; la présence de graisse dans les vaisseaux du foie nous montre qu'elle doit être une conséquence de la lipémie fré-