‹ Contribution À L'Étude du Diabète PancréatiqueChapitre 6 sur 42 · AT · texte numérisé non relu

AT

Le diabète qu’ils obtiennent commence peu de temps après l’opération. Il se traduit par de la glycosurie, de la polyurie, de la polyphagie, de la polydypsie, un Fa amaigrissement très prononcé. Un de leurs chieñs, à jeun depuis quarante-huit heures éliminait 50 à 60 grammes de sucre par litre d'urine. Un chien de 8 kilogrammes soumis à une alimentation exclusivement carnée excrétait par jour près d’un litre d’urine renfermant 60 à 80 grammes de sucre. Lorsqu'on fait ingérer du glucose, la plus grande partie du sucre se

‘retrouve dans l’urine.

L’urine de ces chiens renferme de l’acétone.

La proportion du sucre du sang est très augmentée, 3°/. dans un cas, 4,6 dans un autre cas, au lieu de 0 gr. 80 à 1 gramme, chiffre normal. Le glycogène des organes disparaît. Chez un chien diabétique depuis quatre semaines et sacrifié en pleine digestion deviande, ils ne peuvent déceler de glycogène ni dans le foie ni dans les muscles.

Le ganglion solaire n’est pas lésé pendant l’opération ; il faut, disent-ils, considérer le diabète comme la conséquence directe de l’extirpation du pancréas.

La transfusion du sang d’un chien diabétique dans la veine d’un chien sain n’est pas suivie chez ce dernier de glycosurie. |

Telles sont les constatations de MEria et de Min-

xowski au cours de leurs premières expériences.

Lépine. — Lépine (86), puis Hépox (61) confirment

bientôt ces résultats et, dès cette époque, LÉPINE émet

Jacob 4, 2

MR le premier l’idée que le pancréas est une « sorte de glande vasculaire sanguine ».

Minrowsx1 semble cependant revendiquer la priorité de cette conception (Arch. f. exp. path. supp., 1908) ; il avait bien parlé de fonction spécifique de l’organe, mais n’avait pas précisé davantage.

De tous côtés surgissent alors des travaux Lonie mant la découverte de MERING et MINKOWSKI.

Sandmeyer. — En Allemagne SAnNDMEYER (129) reprend les expériences des auteurs précédents. Il pratique l'opération en un temps et décrit minutieusement sa technique, insistant déjà particulièrementsur la nécessité de poursuivre et de disséquer à travers la glande les vaisseaux pancréatico-duodénaux supérieurs, si On: veut éviter le sphacèle du duodénum.

Sur 29 extirpations totales, il y eut, sauf dans deux cas, glycosurie persistante. De ces deux chiens, le premier mourut 1 jour 1/2 et le second Ch jours 1/2 après Popération. La survie oscilla entre 1 jour 1/2 et 15 jours. Le sucre apparaît dans l’urine, dit-il, assez longtemps après l’opération (68 heures). (

L'auteur explique donc par la trop courte survie l’absence de l’élimination de sucre, chez deux de ses animaux. Comme Hépon et GLEy, il observe, dit-il, chez la plupart de ses animaux, des intervalles de temps où la glycosurie fait défaut, pour reprendre ensuite. Très souvent le sucre manque peu de temps avant la mort. Il trouve chez quelques-uns de ses animaux une quantité assez forte d'ammoniaque urinaire (0 gr. 982, 1 gr. 305 en 24 heures). k

Page 1