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ces mouvements de translation, on parvient à préciser les sensations et à apprécier exactement les limites de la tumeur rénale. Tel est le phénomène du ballottement rénal décrit par Guyon. Ce dernier procédé est surtout favorable pour déceler les grandes mobilités rénales.
Signalons encore la palpation en situation latérale recommandée par Israël.
La palpation en position debout sera également faite après la palpation en position couchée, et on recherchera la sensibilité des points rénaux costo-vertébraux et costo-musculaires et des points uretéraux.
Renseignements fournis par la palpation.
Quand les sujets se présenteront pour une tumeur, on pourra reconnaître :
1) Une tumeur de consistance ferme, de surface assez régulière, ayant la forme d’un haricot, présentant une certaine sensibilité, présentant le contact lombaire, pariois très mobile et réductible dans la fosse lombaire, d’autres fois plus ou moins RES
À la percussion, cette tumeur est mate et, entre elle et la matité hépatique, existe souvent une bande de sonorité.
2) Une tumeur assez volumineuse, tendue, rénitente, voire même fluctuante, à contours arrondis et nets, abdomino-lombaire ou abdominale, présentant le contact lombaire. Elle est mate dans toute sa surface; il n’y a souvent aucune bande de sonorité entre elle et la matité hépatique.
Dans le premier cas, on a affaire à un rein normal descendu mobile ou fixé, Dans le second cas, on a affaire à une poche hydronéphrotique, et le diagnostic sera très difficile. C’est par l’interrogatoire que l’on trouvera parfois, dans les antécédents, des crises d’hydronéphrose intermittente qui orienteront notre
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diagnostic vers celui d'hydronéphrose due à une ptose rénaie, mais seule l’uretéro-pyélographie rétrograde nous donnera la clef du problème.
La palpation pourra encore nous faire sentir :
Le pôle inférieur du rein. — C'est l’abaissement du rein, le rein palpable de Hilbert qui correspond à deux variétés : le rein inspiratoire, palpable à chaque inspiration, et le rein palpabie à la seule inspiration forcée. Cet état n’est d’ailleurs pas pathologique pour tous les auteurs.
— Toute la hauteur du rein : On le prend tout entier entre les doigts ; c’est la variété la plus fréquente de la ptose rénale. Le rein se reconnaît aux caractères que nous avons énumérés plus haut : consistance ferme, surface assez régulière, irréductibilité, contact lombaire.
À quelles erreurs de diagnostic expose la tumeur ?
Une hydropisie vésiculaire. — Une vésicule biliaire distendue jouit, en effet, d’une certaine mobilité, sous l'influence de la respiration; elle offre à la palpation une extrémité arrondie. Mais cette mobilisation est toujours restreinte; elle ne s’abaisse jamais jusqu’au point de laisser palper et dépasser son extrémité supérieure, La vésicule peut être refoulée partiellement, tout au moins dans la région lombaire, comme le rein, mais aussitôt abandonnée, elle revient à sa place, tandis qu’il faut un effort ou un mouvement pour faire ressortir le rein. Une percussion minutieuse montrera la continuité de la matité de la tumeur avec la matité hépatique.
Un kyste hydatique pédiculé du foie. — Le diagnostic est alors difficile, La percussion est encore ici d’un grand secours. Malheureusement, le rein mobile peut et se complique souvent d’hydronéphrose et la zone de sonorité interposée à la tumeur rénale et à la matité hépatique peut manquer.