‹ Contribution à l'étude du diagnostic des chloroses frustesChapitre 10 sur 39 · D UE · texte numérisé non relu

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bruit s'élève d'intensité et de tonalité sous l’action de la tension de la corde. C’est le « bruit de diabolo», encore appelé « bruit de diable » par Bouillaud, et « Nonnen-Gerauch » par les auteurs allemands. Ces souffles se distinguent nettement des souffles artériels qui sont uniquement systoliques.

Le souffle continu sans renforcement se présente comme un petit sifflement musical, une sorte de « modulation roulant sur deux ou trois notes », suivant l'expression de Barth et Roger. C’est le bruit d'une mouche, d’une abeille qui butine, le son d'une guimbarde. C’est ce que l’on appelle le plus souvent bruit de mouche ou bruit de moustique.

Ce souffle peut prendre une intensité plus forte, un timbre plus grave, tout en gardant son rythme continu et uniforme : c’est alorstle bruit de rouet classique. -

Dès maintenant, nous pouvons dire que le bruit de moustique, plus rare que le bruit de rouet, s’entend le plus souvent au niveau de la jugulaire ex- LEP ee

Pour nous résumer, nous dirons qu'il existe trois grandes modalités cliniques de souffles jugulaires

1° Le bruit de moustique et le bruit de rouet, tous deux bruits continus sans renforcement

2° Le bruit de diable, bruit continu avec renforcement systolique ou diastolique.

Ces différents bruits peuvent d’ailleurs subir de grandes variations dans leur apparition. C'est ainsi

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que le souffle jugulaire disparaît quelquefois au cours d'une même séance d’auscultation. Ce caractère avait été déjà signalé autrefois par Potain, et c'est pour celle raison que Chauveau conseille de pratiquer des examens répétés sur le même sujet.

Ces souffles peuvent parfois disparaître en position couchée ; certains auteurs prétendent même que cest là un des signes caractéristiques du souffle jugulaire. Nous montrerons que le souffle jugulaire

disparaissant en position couchée n’a que peu de valeur pathognomonique dans la symptomatologie de la chlorose, mais que celui qui persiste dans la position étendue du sujet peut, à lui seul, diriger clinicien vers le diagnostic si délicat des chloroses frustes.

Enfin, un caractère très important des souffles jugulaires, c’est qu'on ne les entend presque toujours qu’à doite, comme l'avait déjà fait remarquer Monneret.

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