‹ Contribution à l'étude du diagnostic et de la correction des astigmatismes faiblesChapitre 4 sur 25 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Astigmatisme physiologique et Astigmatisme pathologique

Si l’on étudie la réfraction d’une quantité considérable d'yeux on s'aperçoit vite que l’astigmie est une qualité générale de l'œil. Les tableaux imaginés par le colonel Goulier permettent de déceler pour tous les yeux une différence de netteté entre les lignes de direction opposée, pour peu que l’examiné veuille les regarder avec attention. Quand le degré est faible il n’influence guère la vision. On considère cet astigmatisme comme physiologique. C’est Donders qui a désigné ainsi les faibles degrés d’astigmie et il avait pris arbitrairement comme limite l’astigmatisme égal à 1 dioptrie. D'autres auteurs ont discuté la question de quel degré devait être l’astigmie pour être pathologique. Certains l'ont placé à 0 d. 50, d’autres à 0 d. 75. Si l'on considère le degré de lastigmatisme chez les gens à vision normale et chez les gens qui ont une vision altérée, on voit, d’après les tableaux de Faehndrich, que chez les premiers l’astigmie la plus fréquente est celle de 0 d. 50 (25 °/, des cas) à 0 d. 75 (30 °/, des cas), tandis que chez les consultants pour les yeux ce sont celles de 2 (20°/,) à 3 dioptries (25 °/,). De même les stalistiques de Steiger et de Pflüger démontrent que l’astigmie la plus fréquente chez les normaux comme acuité correspond à un asligmatisme conforme de 0 d. 75. Donc il est impossible: de fixer une limite numérique déterminée entre l’astigmatisme physiologique et l’astigmatisme pathologique. En considérant comme physiologique et négligeable l'astigmie de 4 dioptrie et les degrés moindres, Donders à placé cette limite trop haut. !

Le calcul montre facilement que pour un astigmatisme d’un

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