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Réflexe oculo-cardiaque : 84-48-85 (indique une vagotonie marquée).
La température, normale le matin, s’abaisse à 36° le soir.
Métabolisme basal : — 12 %.
Ergographie : fatigabilité marquée.
Interférométrie : dysfonctionnement de l’hypophyse postérieure, de la thyroïde et de la surrénale médullaire.
Un traitement par injections d'extrait corticosurrénal, d'extrait surrénal, par injections intramusculaires de cystéine l’améliore nettement. Par contre, la thyroïde n’est supportée qu’en faible quantité, donnée d’une manière discontinue.
Le traitement est assez difficile à suivre, car, lorsqu’il commence à agir, la malade est souvent obligée de le suspendre, en raison de l'apparition de douleurs du petit bassin. L’examen de l’appareil génital montre un utérus un peu gros et des ovaires sensibles.
L'administration de folliculine a un peu amélioré cet état et permis un traitement plus intensif d’une manière générale. Cette malade, dont l'affection remonte à l'enfance et qui l’a rendue infirme, a pu récupérer une certaine activité.
Enfin, dans quelques cas plus rares, l’asthénie relève d’un hypofonctionnement génital, ainsi que nous le montre le cas suivant.
Observation. |
M. X..., 35 ans, est atteint depuis plusieurs années d’une asthénie lui imposant un travail réduit : trois ou quatre heures de bureau par jour au plus. Il y a plusieurs années, en présence de la pigmentation du malade, on avait évoqué le diagnostic de maladie d’Addison. Ce diagnostic ne se trouva pas confirmé. Nous avons pratiqué alors un métabolisme basal qui s’est montré normal, un dosage de oelutathion qui a indiqué des chiffres normaux. Nous avons alors interrogé le malade sur sa puissance génitale. Jamais ce malade n’avait pu avoir de rapports génitaux. Un traitement par le propionate de testosterone en injections a considérablement amélioré l’état du malade.
Nous venons d'étudier trois formes où le dysfonctionnement d’une seule glande endocrine peut être mis en évidence. Dans certains cas, l’asthénie est provoquée par l’association surrénale et thyroidienne, comme dans l’observation suivante :
SL 18e Observation.
M" J.., 34 ans, se plaint d’une fatigue marquée, d’une dépression générale et d’une difficulté d’idéation qui l’empêche de remplir ses fonctions d’institutrice. On avait reconnu antérieurement l’insuffisance thyroïdienne, mais le traitement avait été abandonné depuis plusieurs années. Elle se présente actuellement comme un myxœdème typique : infiltration des téguments, cheveux secs, peau écail-
leuse.
Tension artérielle : 10/8.
Métabolisme basal : —— 25 %.
Réflexe oculo-cardiaque : 72. Pouls incomptable par baisse de pression. 72.
Ergographie : fatigabilité marquée.
Glutathion réduit du sérum diminué : 115 mg.
Interférométrie : hypophyse ant. 3.8; thyroïde, 93.2; ovaire, 3.6; surrénale totale, 6.4.
Le traitement a été appliqué de la manière suivante : injections à peu près continuelles de thyroïde et alternatives de cysténie et d'extrait surrénai total. En quelques semaines se produit une transformation complète de la malade, transformation physique et intellectuelle. Surtout l’asthénie a complètement disparu.