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bilité marquée au froid et une fatigue telle qu’il ne peut plus exercer la profession médicale. Le 7 mars 1928, le métabolisme est diminué à — 22 %. Le 5 juin, après trois séries d’injections d’extrait thyroïdien de douze chacune, l’asthénie a disparu. Métabolisme basal — 9 %. On le revoit à nouveau le 22 juin 1929. Il est beaucoup mieux, a été très occupé l'hiver sans avoir dû s’arrêter, malgré quelques périodes de fatigue. Il a continué le traitement thyroïdien, mais d’une manière intermittente, Le métabolisme basal est normal : — 1 %,
Les insuffisants surrénaux sont, en général, assez maigres, avec une tension presque toujours très basse : des chiffres de 10 1/2, 10, 9 1/2 pour la maxima sont habituels, la minima étant d’ordinaire plus légèrement diminuée. Nous en avons observé de nombreux cas à la consultation d’endocrinologie du docteur Stévenin, médecin de l’hôpital Beaujon. Cette forme d’asthénie est particulièerement fréquente. Nous avons choisi comme typiques les exemples suivants :
Observation lI.
M. C..., 40 ans, a eu la diphtérie dans l’enfance, la dysenterie pendant la guerre 1914-1918. I se plaint de troubles dyspeptiques anciens; l'estomac
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est dilaté, ptosé. De temps en temps surviennent des crises de diarrhée. Mais, depuis une dizaine d'années, le sujet a noté chez lui une certaine fatigabilité, devenue depuis environ deux ans une véritable asthénie, telle qu’il peut à peine exercer sa profession de représentant. Un traitement des troubles gastro-intestinaux améliore son état, mais ne modifie en rien l’asthénie. C’est alors que l’ergographie est pratiquée et montre une fatigabilité marquée; le dosage du glutathion réduit du sérum donne seulement 118 mg. en juillet 1935. Une série d’injections intramusculaires de cystéine apporte, au dire du patient, une amélioration « foudroyante ». Depuis, il a repris ses occupations qu’il peut effectuer sans difficulté. Il maintient cet état satisfaisant en prenant mensuellement de la surrénale pendant quelques jours.
La tension artérielle, qui était en mai 10/6 1/2, est en octobre à 11 1/2/7. Le glutathion est remonté à 197 mg.
Observation IL.
M. P..., 52 ans, dyspeptique, ancien nerveux, se plaint d’une fatigue marquée s’accentuant dans le cours de la journée. Comme le sujet précédent, l'amélioration des troubles gastriques n’a pas agi
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sur l’asthénie. Le réflexe oculo-cardiaque montre une vagotonie très notable. La tension artérielle est basse : 10/6. On pratique alors les tests : l’ergographie montre une fatigabilité marquée, l’hypoglycémie à l’insuline donpe une réaction nette. On prescrit alors de l’extrait surrénal. Le sujet n’est revu que deux ans après. Il dit que le traitement a été remarquable. Grâce à lui, il a récupéré toute son activité physique et mentale. Il continue à prendre périodiquement de l’extrait surrénal.
Observation III.
M''° L..., 44 ans, vient consulter en avril 1934. Depuis l’âge de 12 ans, après les premières menstruations, elle présente une fatigabilité qui a été en progressant, fatigabilité surtout physique, mais aussi intellectuelle. Les règles sont régulières. Il existe des troubles gastro-intestinaux anciens, une frilosité telle que depuis dix ans elle est forcée de coucher toute habillée l'hiver. Elle avait voulu faire sa médecine, mais la fréquentation de l’hôpital lui a été impossible, en raison de la nécessité de rester debout; elle a dû se contenter de suivre les cours.
Tension artérielle : 11/6.