LOT
mauvais résultats et qui, depuis 3 mois, ne va régulièrement à la selle, en évitant les crises d’obstruction, qu'après injections sous-cutanées de post-hypophyse ».
Il est possible qu’une déficience endocrinienne intervienne dans la genèse d’un dolichocôlon. Mais actuellement la question est loin d’être résolue.
Faut-il attribuer les dolichocôlons à une insuffisance hormonale ? On a signalé l’action d’une hormone péristaltique duodénale (Henriquez, Zuelzer, Dorhn, Marxer, Bion). Cette hormone provoquerait une importante vaso-dilatation et des contractions intestinales très énergiques. Mais, quant à attribuer les stases intestinales et les allongements segmentaires coliques à une insuffisance de l’hormone péristaltique duodénale, rien n’est moins prouvé.
On objectera peut-être que les troubles de la motricité intestinale interviennent dans d’autres affections que dans les dolichocôlons, et qu’on peut observer même avec un intestin de longueur normale de la stase, une dilatation éventuelle sous l’action mécanique d’un lavement opaque, et de l’aérocolie.
Ceci nous semble indiscutable, mais ce qui fait l’importance de ces facteurs dans le diagnostic d’un dolichocôlon, c’est leur groupement, leur constance. On est loin de retrouver dans les autres affections intestinales cette triade symptomatique avec la même fréquence. D’autre part, les complications, notamment le volvulus, sont plus particulièrement l’apanage d’une affection dolichocolique.
Enfin, l’atonie musculaire présentera, du fait de l’existence d’un dolichocôlon, des conséquences plus importantes et susceptibles de modifier le pronostic.
Al —
Pour conclure, et quoique le problème pathogénique du dolichocôlon soit loin d’être éclairci, il semble néanmoins indiscutable que des troubles de la motricité intestinale soient à l’origine de cette affection.
En conséquence, le traitement à préconiser, en dehors des complications justiciables d’une intervention chirurgicale, sera surtout physiologique. Il visera à rétablir le transit au niveau du gros intestin en excitant les fonctions motrices de celui-ci. Il s’agira en fait d’une rééducation de la motricité intestinale, qui sera difficile et forcément longue.
L'analyse de nos observations nous permet de faire, à la fin de ce chapitre, quelques remarques :