‹ Contribution à l'Étude du DolichocôlonChapitre 15 sur 67 · Ê NAT" DT ANS UNE · texte numérisé non relu

Ê NAT" DT ANS UNE

ds et Formes :

Clinique

Nous avons déjà vu, en exposant les théories pathogéniques, que certains auteurs se refusent à faire du dolichocôlon une entité morbide et ne lui reconnaissent aucun signe clinique spécial et défini.

Martinotti estime que cette affection n’a pas, par elle-même, de symptomatologie et que les signes que l’on peut observer sont des signes de complications : Berlin, Tarnopolskaja et Gravat, dans un article paru en avril 1935 dans les Archives des maladies de l’appareil digestif, soutiennent sensiblement la même opinion.

Chiray et son école se sont élevés contre cette opinion et se sont attachés, au contraire, à prouver que Je dolichocôlon présentait des signes cliniques qui, en vérité, ne sont peut-être pas spécifiques en eux-mêmes, mais dont l’association quasi constante acquiert une certaine valeur et peut guider un clinicien averti.

C’est ainsi qu’ils insistent sur la triade symptomatique : constipation, pneumocolie et crises pseudoocclusives : triade qui possède incontestablement une grande valeur diagnostique et qui constitue le fond du tableau clinique ordinaire.

À ces trois signes de premier plan, viennent s’ajouter quelquefois d’autres signes secondaires dont la présence peut être un appoint précieux, mais qui sont diversement appréciés des auteurs.

Nous allons nous attacher à passer en revue tous ces symptômes, en en discutant la valeur respective.

C’est ainsi que nous envisagerons successivement :

1° Les signes primordiaux :

La constipation,

EDS

Les crises pseudo-occlusives,

La pneumocolie,

Le clapotage de l’anse sigmoïde (Loeper et Tauzun),

L’inefficacité des purgations,

La tolérance aux grands lavements,

Le fond douloureux.

2° Les signes accessoires :

La dilatation des veines de la paroi, La sensation de flot (fausse ascite), La dilatation thoracique, La présence de hernies, d’éventration, d’hémorroïdes, Les renseignements fournis par le toucher rectal.

1° La constipation est de beaucoup le signe le plus important et le plus constant : c’est le maître-symptôme qui forme le fond du tableau clinique. Ancienne, quasi permanente, rebelle, elle a certainement une grande importance, surtout chez un malade qui n’a présenté antérieurement aucune affection abdominale ou péritonéale avoués ou probable, mais elle doit être recherchée et ne s'impose pas toujours ; l’émission quotidienne de selles d'apparence normale n’est pas exceptionnelle et, même incomplète, elle masque la constipation. Certains sujets porteurs de dolichocôlons vident assez régulièrement leur trop-plein et déclarent n'être ou n'avoir jamais été vraiment constipés. Au surplus, on a décrit une forme diarrhéique de dolichocôlon, indiscutable quoique paradoxale, que l’on peut rapprocher de ces fausses diarrhées décrites chez les constipés par Mathieu il y a longtemps.

Que le dolichocôlon date de l’enfance, ou ait été acquis tardivement, cette constipation n'apparaît en général qu’à l’âge adulte (après 30 ans) pour s’accentuer progressivement,

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