‹ Contribution à l'Étude du DolichocôlonChapitre 18 sur 67 · ROUES · texte numérisé non relu

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plus fréquente chez les dolichocôliques que chez la moyenne des constipés.

Loeper et Tauzun ont noté sa localisation dans le grêle : chez certains malades, les gaz, ne pouvant sortir que par la voie naturelle, butent contre la valvule de Bauhin qui cède comme elle cède au liquide d’une entéroclyse.

L'état de tension de ces tumeurs gazeuses conditionne au point de vue radiologique Les déplacements et les déformations des organes voisins en rapport direct avec elles, et explique au point de vue clinique les symptômes nombreux, variés, secondaires, par compression des organes limitrophes en contact avec ces hyperpneumocolies :

1° Au niveau de l’angle splénique du côlon : du côté

de l’estomac :

— Volvulus plus ou moins complet ;

— Déformation de la grande courbure ;

— Fausse biloculation, ce qui explique toute la gamme des troubles digestifs (douleurs, digestions lentes, nausées, vomissements).

Du côté du diaphragme :

— surélévation des coupoles ;

— diminution du jeu du diaphragme, ce qui explique les troubles respiratoires, la dyspnée.

Du côté du cœur :

— relèvement de la pointe ; — refoulement de la masse cardiaque en haut et à droite,

ce qui explique les palpitations, l’angoisse cardiaque, la bradycardie, la tachycardie, l’arythmie.

Du côté du plexus solaire ce qui explique les douleurs épigastriques, les phéno-

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mènes nerveux à distance (vertiges, bourdonnement, mydriase).

Du côté du gril costal :

ce qui explique la névralgie intercostale gauche inférieure avec irradiation scapulaire, lombaire et même crurale.

2° Au niveau de l’angle hépatique du côlon :

La masse du foie empêche le développement en hauteur de la tumeur gazeuse, qui s’étale alors « en largeur ». Le siège et le développement de la masse gazeuse expliquent la compression des organes voisins : vésicule et voies biliaires (ce qui explique les douleurs hépatiques) ; pylore et duodénum (ce qui explique les nausées, les vomissements bilieux ou alimentaires, les flatulences précoces ou tardives) ; région rénale droite (ce qui explique le déplacement du pôle inférieur du rein qui se produit parfois).

3° Au niveau des côlons ascendant et descendant :

Ces hyperpneumocolies peuvent encore être cause de sensations douloureuses et de tension localisée : à droite notamment, elles peuvent déterminer des crises pseudo-appendiculaires.

Ainsi la compression des organes voisins domine souvent la scène et défigure en quelque sorte la symptomatologie côlique pour faire errer le diagnostic étiologique vrai.

Loeper et Tauzun donnent un signe : Le Clapotage de l’anse sigmoïide dont le bruit et les bulles sont nettement distincts de ceux des gaz du cæcum ou de l'estomac. Ce clapotage témoigne d’un obstacle à la limite inférieur du sigmoïde. Il a une grosse valeur, bien qu’il se produise aussi dans des périsigmoïdites

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